Le journal israélien Maariv rapporte que la 36e division de l'armée d'occupation israélienne constate chaque jour, après les combats, que le Hezbollah s'est préparé à une confrontation avec l'armée israélienne, en mettant en place des systèmes défensifs et des dispositifs lui permettant de tendre des embuscades aux forces mobiles.
Le journal cite le commandant du 603e bataillon du génie de combat : « Le terrain est complexe et l'ennemi, très intelligent, opère différemment que lors de l'opération Flèches du Nord. Les attaques de drones et de roquettes sont nombreuses. »
Il ajoute : « Le nombre de roquettes qui s'abattent sur nous dans le sud du Liban est très élevé. Ils savent où nous sommes, ce qui indique une surveillance. »
Interrogé sur la possibilité que les combattants du Hezbollah tentent un affrontement direct, il répond : « C'est ce qu'ils recherchent. Nous avons un mort et cinq blessés dans la brigade Golani depuis hier soir. Nous sommes partis à l'attaque et ils nous attendaient. » Le journal a noté que « l’armée israélienne est consciente que le Hezbollah a étudié ses plans et ses méthodes de combat, et qu’il recherche ses faiblesses », exprimant sa surprise face aux préparatifs du Hezbollah pour affronter les forces israéliennes qui manœuvrent dans le sud du Liban.
Hier, l'armée israélienne a reconnu une pénurie importante d'environ 15 000 soldats, dont 7 000 à 8 000 combattants, alors même que ses opérations s'étendent sur plusieurs fronts, selon le quotidien israélien Haaretz, qui cite le porte-parole de l'armée, Efi Defrin.
Ce dernier a déclaré que « l'armée a un besoin urgent de renforcer ses forces au Liban, dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et en Syrie ». Il a ajouté que le chef d'état-major, Eyal Zamir, est tenu de fournir une évaluation complète de la situation actuelle de l'armée, insistant sur la nécessité d'adopter une loi sur la conscription pour les juifs ultra-orthodoxes (Haredim).
Plus tôt dans la journée, Zamir avait averti que l'armée se dirigeait vers un effondrement interne en raison de la charge opérationnelle croissante et de l'absence de lois sur la conscription et le service militaire, selon le journal Yediot Aharonot.
Par ailleurs, le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, a mis en garde contre le risque de catastrophe sécuritaire en Israël. Il a déclaré que « l’armée israélienne a atteint sa capacité maximale, voire plus, et que le gouvernement la laisse se vider de son sang sur le champ de bataille », accusant le gouvernement d’engager l’armée dans « une guerre sur plusieurs fronts sans stratégie, sans les moyens nécessaires et avec un nombre très réduit de soldats ».
(Correspondance locale - Nabatiyeh, le 27 mars 2026)

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