Trump a ignoré les avertissements concernant le détroit d'Ormuz et a choisi de « parier »

 

Le Wall Street Journal a révélé que la guerre lancée par le président américain Donald Trump contre l'Iran n'était pas une simple confrontation militaire, mais un « pari politique » qui a ignoré les avertissements des généraux de l'état-major interarmées. Trump était conscient des risques liés à la fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran avant de prendre la décision d'entrer en guerre.
Le journal a indiqué que le chef d'état-major interarmées, le général Dan Keane, avait explicitement averti Trump qu'une attaque pourrait inciter Téhéran à utiliser des mines et des drones pour perturber la voie maritime la plus vitale au monde.
Le quotidien américain a confirmé que Trump avait reconnu le risque, mais a néanmoins persisté dans ce qu'il a décrit comme la décision de politique étrangère la plus importante de ses deux mandats présidentiels. Trump a déclaré à son équipe que Téhéran pourrait capituler avant de fermer le détroit, et que même si tel était le cas, l'armée américaine était capable de gérer la situation.
Les critiques de Trump affirment que le risque de fermeture du détroit et les troubles économiques qui en résulteraient témoignent d'un manque de planification et de prévoyance dans les semaines précédant la guerre.
Le sénateur Chris Murphy a déclaré : « Ils n'avaient aucun plan pour gérer la crise du détroit… Le fait que ces gens n'aient pas eu de plan à l'avance, et qu'une semaine après le début de la guerre, ils n'en aient toujours pas, est tout à fait choquant.»
Le journal ajoute que la préparation d'une guerre exige généralement des semaines, voire des mois, de délibérations secrètes, mais que la décision d'entrer en guerre contre l'Iran a été prise par un petit groupe comprenant le vice-président J.D. Vance, le secrétaire d'État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth.
Selon les observateurs, cette approche a marginalisé l'avis des diplomates et des experts, limitant ainsi l'éventail de conseils, d'alternatives et d'idées dont disposait Trump.

Les alliés de Washington rejettent la demande de Trump de participer à la guerre contre l'Iran
La France a démenti ce dimanche 15 mars  les informations selon lesquelles elle aurait envoyé des navires de guerre dans le détroit d'Ormuz suite à une demande du président américain Donald Trump, confirmant que son groupe aéronaval reste déployé en Méditerranée orientale.
Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré dans une série de messages sur sa plateforme X que les informations qui circulent sont « inexactes », ajoutant : « Non. Le groupe aéronaval est toujours en Méditerranée orientale.»
Cette déclaration intervient après que le président américain Donald Trump a appelé plusieurs pays, dont la France, à déployer des navires pour contribuer à sécuriser la navigation dans le détroit d'Ormuz, suite à sa fermeture par l'Iran après l'attaque américano-israélienne sur son territoire.
De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a déclaré ce 15 mars sur son compte Telegram avoir informé son homologue français de la nécessité pour les pays de s'abstenir de toute action susceptible d'aggraver le conflit au Moyen-Orient.
Le secrétaire d'État britannique à l'Énergie, Ed Miliband, a également insisté sur l'importance de la désescalade au Moyen-Orient, déclarant à la BBC : « L'objectif est désormais de réduire l'intensité du conflit.»
Il a ajouté que le Royaume-Uni ne pouvait s'engager dans une guerre sans objectifs clairs.
Un porte-parole du ministère britannique de la Défense a déclaré tard hier soir : « Comme nous l'avons déjà indiqué, nous discutons actuellement avec nos alliés et partenaires de différentes options pour garantir la sécurité de la navigation maritime dans la région.»
Dans le même ordre d'idées, une source gouvernementale japonaise a confirmé à la NHK que Tokyo n'enverrait pas de navires de guerre dans le détroit d'Ormuz à la seule demande du président américain, précisant que de telles actions relèvent de la seule compétence de Tokyo et constituent une décision indépendante.


(Correspondance locale - Al Qods, le 15 mars 2026)

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