Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) estime que les ordres d’évacuation diffusés par Israël dans le sud du Liban et certaines parties de Beyrouth couvrent désormais environ 1 470 kilomètres carrés, soit environ 14 % du pays. « Les ordres d’évacuation massive d’Israël se sont étendus à de vastes directives géographiques, exigeant souvent un déplacement immédiat, ce qui crée la panique et la peur au sein des communautés », résume Maureen Philippon, directrice du NRC au Liban.
En parallèle, les troupes terrestres israéliennes poursuivent leurs incursions sur la territoire libanais et établissent des barrages routiers. Les bombardements, lancés par Tel-Aviv le 2 mars dernier, ont quant à eux tué causé près de 700 morts et poussé plus de 800 000 civils à fuir leurs logements.
« Nous n’avons pas reçu de réponse » d'Israël pour des négociations, annonce le président du Liban
Le président du Liban, Joseph Aoun, a confié au secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, en visite vendredi à Beyrouth, que sa proposition de dialogue envoyée à Israël est restée lettre morte. « J’ai exprimé ma disposition à négocier, mais jusqu’à présent nous n’avons pas reçu de réponse de la part de l’autre partie », a ainsi déclaré le chef d’État, selon un communiqué de la présidence.
Joseph Aoun avait proposé, lundi, « que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international ». Antonio Guterres a quant à lui exprimé son souhait que « les deux parties, le Hezbollah et Israël », arrivent à mettre en place un cessez-le-feu. « J’espère sincèrement que lors de ma prochaine visite (…) je pourrai voir un Liban en paix, a-t-il ajouté. Je pourrai visiter un Liban où l’État détient le monopole de la force et où l’intégrité territoriale est pleinement rétablie et respectée. »
Israël reconnaît avoir détruit une infrastructure civile au Liban
L’armée israélienne a déclaré avoir frappé le pont Zrarieh, qui enjambe le fleuve Litani, au sud du Liban. C’est la première fois qu’Israël reconnaît avoir attaqué des infrastructures civiles au Liban depuis le lancement de cette guerre illégale avec les États-Unis. L’agence de presse Reuters rapporte que le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a confié que cette attaque contre une infrastructure stratégique « n’est que le début ».
Israël menace le Liban de devoir payer « un prix croissant » en destructions s’il ne neutralise pas le Hezbollah
« Le gouvernement libanais ainsi que l’État libanais paieront un prix croissant à travers les dommages causés aux infrastructures nationales libanaises utilisées par les terroristes du Hezbollah », a menacé le ministre de la Défense israélien, Israel Katz, lors d’une évaluation avec le chef d’état-major de l’armée israélienne et les plus hauts responsables militaires, selon le média proche du pouvoir The Times of Israel. Depuis le lancement de la guerre avec les États-Unis, Tel-Aviv multiplie les bombardements et agite le spectre d’une invasion du Liban.
Un bombardement israélien fait huit morts au Liban
L’impunité dont jouit Israël mène au pire. Au moins huit personnes ont été tuées ce vendredi dans une frappe israélienne sur un immeuble de la région de Saïda, dans le Sud-Liban, selon un bilan provisoire du ministère libanais de la Santé. L’attaque a également fait neuf blessés. Un photographe de l’AFP présent sur place a déclaré avoir observé des secouristes évacuer des cadavres, dans un quartier majoritairement habité par des réfugiés palestiniens.
« Le gouvernement libanais a trompé et n’a pas respecté son engagement de désarmer le Hezbollah, et il en paiera donc le prix jusqu’à ce qu’il remplisse cette obligation », a martelé le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, cité par Haaretz. L’intéressé a notamment évoqué des prises de territoires au Sud-Liban et des dégâts sur les infrastructures civiles. En toute impunité.
Les six membres d’équipage sont morts dans le crash d’un avion ravitailleur américain en Irak, annonce l’armée états-unienne
Les six membres d’équipage d’un avion ravitailleur américain KC-135 qui s’est écrasé dans l’ouest de l’Irak sont morts, a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CentCom). « Les circonstances de l’incident font l’objet d’une enquête, mais la perte de l’avion n’est pas due à des tirs ennemis ni à un tir ami », a précisé l’armée américaine dans une publication sur le réseau social X (ex-Twitter).
Trump affirme que les États-Unis frapperont l’Iran « très fort au cours de la prochaine semaine »
Les États-Unis vont frapper l’Iran « très fort au cours de la prochaine semaine », a affirmé Donald Trump dans un entretien diffusé vendredi à la radio Fox News. Le président américain a également affirmé que la Marine américaine pourrait effectuer des escortes de pétroliers à travers le détroit d’Ormuz après les menaces des dirigeants iraniens de le bloquer : « Nous le ferions si nous le devions. Mais vous savez, on espère que les choses se passeront très bien. »
L’Union européenne vent debout contre la levée des sanctions sur le pétrole russe
Le président du Conseil européen, António Costa, a critiqué la décision unilatérale des États-Unis de lever les sanctions sur le pétrole russe. « C’est très inquiétant », a déclaré le dirigeant portugais sur ses réseaux sociaux, faisant écho à ceux du chancelier allemand Friedrich Merz qui, lors de sa visite en Norvège, avait qualifié de « grave erreur » la levée des sanctions contre Moscou.
La décision des États-Unis de lever les sanctions sur le pétrole russe stocké en mer contrevient à l’objectif maintes fois répété de l’UE : stopper le financement de la machine de guerre russe. « L’Union vise à accroître la pression économique sur la Russie ; c’est essentiel pour que celle-ci accepte de sérieuses négociations en vue d’une paix juste et durable, a résumé António Costa. L’affaiblissement des sanctions renforce les ressources de la Russie pour mener sa guerre d’agression contre l’Ukraine. »
« Nous ne sommes pas engagés en guerre », annonce Emmanuel Macron
Le président de la République, Emmanuel Macron, a affirmé qu’« aucune forme de scénario » quant à une riposte armée, suite à la mort d’un soldat français en Irak, n’a été envisagée. « J’ai rappelé la position de la France : elle est claire dans la région, elle est défensive, a-t-il ajouté, lors d’une conférence de presse à l’Élysée avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Nous ne sommes pas engagés en guerre contre qui que ce soit. »
Une nouvelle enquête commandée sur le bombardement d’une école primaire iranienne
Le principal conseiller de Donald Trump sur la guerre, Pete Hegseth, a annoncé, lors d’une conférence de presse au Pentagone, avoir nommé un officier général extérieur au Commandement central pour enquêter sur la frappe meurtrière contre une école primaire iranienne. Téhéran annoncé un bilan d’au moins 175 morts, dont principalement des enfants.
Malgré les démentis de la Maison Blanche, l’étau s’est resserré sur ce crime de guerre commis par les États-Unis. Le New York Times a notamment multiplié les révélations (vidéo, photos, témoignages) pointant une probable erreur de ciblage liée à l’utilisation de données de localisation obsolètes, par la suite confirmée par une enquête préliminaire.
Au moins 15 000 cibles bombardées en Iran, affirme le Pentagone
Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que les forces israéliennes et états-uniennes ont bombardé plus de 15 000 cibles depuis le début de leur guerre illégale contre l’Iran. L’annonce a été réalisée auprès de journalistes réunis au Pentagone pour une conférence de presse. Accompagné du général Dan Caine, chef d’état-major des armées, Pete Hegseth, a convoqué la presse en réaction à la mort de quatre des six membres d’équipage dans le crash d’un avion ravitailleur américain KC-135 en Irak.
(Avec les agences de presse du 13 mars 2026)

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