Les bombardements israélo-états-uniens contre les infrastructures énergétiques iraniennes marquent une « nouvelle phase dangereuse » de la guerre

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré ce dimanche que le bombardement aérien israélo-états-unien des sites d’infrastructures énergétiques iraniens marquait une « nouvelle phase dangereuse » de la guerre illégale et constituait un crime de guerre.
« En ciblant les dépôts de carburant, les agresseurs libèrent des matières dangereuses et des substances toxiques dans l’air, empoisonnent des civils, dévastent l’environnement et mettent des vies en danger à grande échelle, a-t-il dénoncé sur X. Les conséquences de cette catastrophe environnementale et humanitaire ne seront pas confinées aux frontières iraniennes. »
Le porte-parole militaire israélien, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, a répondu à des journalistes israéliens que ces sites « sont une cible militaire légale », car ils serviraient à alimenter l’effort de guerre iranien, notamment en produisant ou stockant du carburant pour missiles balistiques.

Les États-Unis « ne visent aucune » infrastructure énergétique iranienne, se défend Chris Wright
Le ministre états-unien de l’Énergie, Chris Wright, a affirmé ce dimanche que les États-Unis ne prévoient pas de bombarder les infrastructures énergétiques iraniennes dans le cadre de leur guerre illégale contre l’Iran. « Ce sont des frappes israéliennes qui ont visé des dépôts de carburant », a-t-il assuré sur CNN, en référence à l’attaque de quatre dépôts pétroliers et un site logistique dans la nuit de samedi à dimanche, à Téhéran.
« Nous ne prévoyons pas de viser l’industrie pétrolière iranienne, leur industrie gazière ou quelque élément que ce soit de leur industrie énergétique », a ajouté le ministre qui n’a lui même pas l’air de savoir ce que son pays cherche réellement à travers cette offensive lancée le 28 février.
Interrogé sur l’envolée des prix du pétrole aux États-Unis, Chris Wright a tenté de rassurer la population, arguant que les perturbations à l’œuvre sur les flux pétrogaziers ne dureraient, « au pire, que quelques semaines, pas des mois ». Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence états-unienne de l’or noir, a pris 12 % sur la seule séance de vendredi et 36 % sur la semaine.

(Avec les agences de presse du 08 mars 2026)

1 commentaire:

  1. L'irresponsabilité et l'aventurisme étatsuniens dans toute leur nudité.

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