Le Centre palestinien pour les droits de l'homme (PCHR) a condamné les attaques israéliennes continues contre le secteur de la pêche dans la bande de Gaza, affirmant que les mesures israéliennes se sont intensifiées, passant de l'imposition de restrictions sévères aux pêcheurs à la destruction quasi totale des infrastructures de ce secteur vital.
Dans un communiqué publié jeudi 12 mars 26, le Centre a expliqué que les attaques sur la côte de Gaza représentent la destruction des moyens de subsistance de milliers de familles palestiniennes et s'inscrivent dans une politique visant à aggraver la famine comme arme de guerre.
Le communiqué souligne que les destructions généralisées ont affecté l'industrie de la pêche, qui emploie plus de 5 000 pêcheurs, ces derniers mois.
Il explique que les bombardements israéliens ont détruit des chalutiers et de grands bateaux de pêche qui constituaient l'épine dorsale de la production halieutique. Ces bateaux ont été entièrement détruits dans le principal port de Gaza et dans les marinas de Khan Younis et de Rafah, les rendant définitivement hors service.
Le Centre a ajouté que le nombre de bateaux et d'embarcations de pêche s'élevait à environ 2 000, auxquels s'ajoutaient une centaine de vedettes, dont près de 95 % ont été détruites par les bombardements. Il a également constaté la destruction et l'incendie de centaines de petites embarcations essentielles aux pêcheurs, même celles qui se trouvaient loin des côtes.
Il a souligné que les tirs ne se limitaient pas aux bateaux, mais visaient également les cabanes de pêcheurs, les fabriques de glace et les ateliers de maintenance, rendant la reconstruction du secteur extrêmement complexe et nécessitant des ressources dépassant les capacités locales. Les forces israéliennes ont également imposé une zone militaire fermée le long de la côte, où toute personne s'approchant de la mer est exposée à des tirs directs.
Le centre a recensé la mort d'au moins 235 pêcheurs depuis le début du conflit, dont une quarantaine tués en mer. Des dizaines d'autres ont été blessés alors qu'ils tentaient de gagner leur vie près du rivage. Le centre a également noté l'arrestation d'une quarantaine de pêcheurs en mer et la confiscation de leur matériel.
Le centre a affirmé que ces pratiques constituent des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité au regard du droit international, soulignant que le crime de famine viole l'article 54 du Protocole additionnel I aux Conventions de Genève, qui interdit de cibler les biens essentiels à la survie de la population civile.
Le centre a appelé la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu'il cesse de cibler les pêcheurs et garantisse leur liberté de travailler en mer. Il a également demandé au Procureur de la Cour pénale internationale d'enquêter sur la destruction du secteur de la pêche, perpétrée dans le cadre d'une politique systématique d'affamement. Il a aussi exhorté les Nations Unies et les organisations humanitaires à assurer une protection internationale aux pêcheurs, à créer un fonds d'urgence pour la reconstruction des ports et à fournir du matériel de pêche alternatif afin de garantir un niveau minimal de sécurité alimentaire.
(Correspondance locale - Gaza, le 13 mars 2026)

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