Joe Kent, le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme nommé par le président Donald Trump, a annoncé qu’il quittait ses fonctions, en invoquant son opposition à la guerre israélo-étatsunienne en Iran.
« Après mûre réflexion, j’ai décidé de démissionner de mon poste de directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme, avec effet immédiat. » Dans un message posté ce mardi 17 mars sur X, Joe Kent, le directeur du Centre national de lutte contre le terrorisme nommé par le président Donald Trump, a annoncé qu’il quittait ses fonctions, en invoquant son opposition à la guerre israélo-états-unienne en Iran.
« Je ne peux en conscience soutenir la guerre en cours en Iran. L’Iran ne représentait aucune menace imminente pour notre nation, et il est clair que nous avons déclenché cette guerre sous la pression d’Israël et de son puissant lobby américain », fait-il valoir, en publiant sa lettre de démission.
Une action « préventive » censée conjurer une « menace imminente »
Le 28 février dernier, Donald Trump avait décrit l’opération « Epic Fury » contre Téhéran comme une action « préventive » censée conjurer une « menace imminente » pour les États-Unis et pour Israël. Un scénario démenti au Pentagone, où des hauts gradés n’entrevoyaient pas d’attaque iranienne avant une entrée en guerre de Washington ou Tel Aviv.
Du programme nucléaire à la protection des Iraniens opposés au régime des mollahs, du démantèlement de l’arsenal iranien au changement de régime, les justifications de la Maison blanche n’ont cessé de fluctuer, sans objectifs clairs. Dans cette confusion, près de 6 Américains sur 10 désapprouvent la décision de Donald Trump d’intervenir militairement en Iran, selon un sondage publié au début du mois de mars par CNN.
(Avec les agences de presse du 17 mars 26)

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