Au Liban, les bombardements israéliens sur Beyrouth s’intensifient

 

Une frappe israélienne a touché un immeuble d’habitation dans une banlieue nord de Beyrouth qui avait déjà été prise pour cible la veille, ont rapporté samedi les médias libanais.
Un correspondant de l’AFP a pu observer des secouristes sur place ainsi que des dégâts, notamment un trou, dans un immeuble du quartier de Nabaa-Burj Hammoud, situé en dehors des bastions du mouvement islamiste Hezbollah, dans la banlieue sud de la capitale.
Des avions de guerre israéliens ont également ciblé le village de Taybé dans le sud du pays où les combats s’intensifient.
12 membres du personnel de santé -médecins, ambulanciers, infirmiers- en service ont été tués « lors d’une frappe aérienne israélienne qui a ciblé le centre de soins de santé primaire » de Burj Qalawiya, a condamné dans un communiqué, le ministère libanais de la santé, samedi.
Le bilan approcherait les 800 morts et 2000 blessés depuis le 2 mars.
Alors qu’Israël a déjà envahi une partie de la région, le site d’information Axios révèle qu’une « vaste invasion terrestre » de l’armée israélienne serait en préparation.

Au Liban, le gouvernement israélien pourrait mener une invasion terrestre massive similaire à 2006 selon Axios
L’armée israélienne prévoit d’étendre massivement son opération terrestre au Liban afin de démanteler les infrastructures militaires du Hezbollah révèle samedi le site d’information Axios.
Selon des responsables israéliens et américains, l’objectif de l’opération est de prendre le contrôle de l’ensemble de la zone située au sud du fleuve Litani, qui traverse le Liban d’est en ouest.
« Il pourrait s’agir de la plus grande invasion terrestre israélienne de son voisin du nord depuis 2006, entraînant le Liban au cœur de l’escalade », estime Axios.
L’ampleur de cette opération devrait conduire à une occupation israélienne prolongée du sud du Liban. Depuis le cessez-le-feu de novembre 2024, Tel-Aviv continue d’occuper illégalement la région et a violé à plusieurs reprises l’accord en bombardant plusieurs villes du pays.
« Nous allons faire ce que nous avons fait à Gaza », a affirmé un haut responsable israélien, faisant référence à la destruction totale des bâtiments car l’attaque du Hezbollah, mercredi, nécessite « une opération de grande envergure ». L’administration Trump soutient une opération israélienne de grande envergure visant à désarmer le Hezbollah, mais insiste également pour limiter les dégâts avance Axios.
Le chef du Hezbollah, Naim Qassem, a déclaré vendredi que la voie diplomatique du gouvernement libanais n’avait pas permis de rétablir la souveraineté ni de protéger les civils libanais. Ce dernier a promis de répondre à l’invasion terrestre : « ce n’est pas une menace, mais l’un des pièges dans lesquels vous tomberez ».
Environ 800 000 civils libanais ont été déplacés depuis le début du conflit. Au moins 773 personnes ont été tuées depuis le 2 mars.

En Iran, au moins 56 musées et sites historiques endommagés par la guerre
Le ministère iranien du Patrimoine culturel et du Tourisme a fait état de dégâts, samedi, sur au moins 56 musées et sites historiques à travers l’Iran, au 15e jour de guerre déclenchée par les autorités israéliennes et états-uniennes, selon l’AFP.
À Téhéran, les bombardements ont endommagé dès les premiers jours le palais du Golestan, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce site, parfois comparé à Versailles, est l’un des plus anciens de la capitale iranienne et servait de résidence à la dynastie royale Qadjar (1789-1925).
Selon le ministère iranien du Patrimoine culturel, la province de Téhéran est celle qui compte le plus de monuments endommagés (19), à des degrés divers.
À Ispahan, dans le centre du pays, la place Naqsh-e-Jahan, un joyau architectural construit au XVIIe siècle et entouré de mosquées, d’un palais et d’un bazar historique, a notamment subi des dégâts.
À Bouchehr, cité portuaire sur le Golfe, plusieurs demeures ont été touchées dans le quartier historique de port Siraf, qui compte nombre de bâtisses centenaires ou bicentenaires.
L’organisation onusienne Unesco s’est alarmée vendredi des dégâts et risques pour le patrimoine face au déluge de frappes aériennes, missiles et drones au Moyen-Orient, évoquant des sites historiques en Iran, en Israël et au Liban déjà endommagés et des centaines d’autres potentiellement menacés par la guerre

L’ambassade des États-Unis en Irak visée par une attaque de drones
Une attaque de drone a visé samedi à l’aube l’ambassade des États-Unis à Bagdad, a indiqué un haut responsable sécuritaire irakien, un journaliste de l’AFP voyant de la fumée noire s’élever au-dessus du complexe diplomatique en plein cœur de la capitale.
L’attaque intervient après une série de bombardements ayant ciblé samedi avant l’aube un groupe armé pro-iranien, faisant deux morts, selon des sources de sécurité.
De fortes explosions ont été entendues à plusieurs reprises dans la ville par des journalistes de l’AFP.

L’armée israélienne ordonne l’évacuation de Tabriz en Iran
L’armée israélienne a ordonné ce samedi aux habitants d’une zone industrielle de l’ouest de Tabriz, dans le nord de l’Iran, d’évacuer en prévision d’opérations militaires « dans les prochaines heures ».
« Pour votre sécurité et votre santé, nous vous demandons de quitter immédiatement la zone », a écrit l’armée israélienne sur le réseau social X, carte à l’appui.

Plusieurs attaques ont secoué la capitale irakienne dont l'ambassade états-unienne
Des explosions ont secoué Bagdad, la capitale irakienne, samedi. Une attaque a visé à l’aube l’ambassade états-unienne qui se trouve dans l’ultra-sécurisée zone verte. C’est la deuxième opération contre la représentation diplomatique depuis le 28 février.
L’attaque a été revendiquée par la milice chiite Kataeb Hezbollah, soutenu par l’Iran qui a précisé qu’elle avait pris pour cible un système de défense anti-aérienne C-RAM, selon l’agence de presse du groupe, Sabereen.
Deux responsables irakiens de la sécurité ont confirmé l’opération mais n’ont pas pu fournir de détails supplémentaires
Dans la nuit, deux tirs de missiles ont également visé le groupe armé des Kataeb Hezbollah. Selon l’AFP, deux membres ont été tués dans ce bombardement. Ce groupe est classé comme « terroriste » par Washington.

Le Hamas demande à l’Iran qu’il cesse de bombarder ses voisins
Le mouvement islamiste palestinien Hamas a exhorté samedi son allié l’Iran à cesser ses bombardements contre ses voisins du Golfe en représailles aux attaques américano-israéliennes dont il est la cible. « Tout en affirmant le droit de la République islamique d’Iran à riposter à cette agression par tous les moyens disponibles, conformément aux normes et au droit international, le mouvement appelle ses frères en Iran à ne pas prendre pour cible les pays voisins », a écrit le Hamas sur Telegram.
Le Hamas a également appelé la communauté internationale à « œuvrer à l’arrêt » immédiat de la guerre en cours.

Téhéran menace de représailles Washington après des bombardements à Kharg
Les autorités iraniennes ont menacé samedi de détruire les infrastructures pétrolières liées aux États-Unis après les bombardements qui ont visé l’île de Kharg, plaque tournante pétrolière de l’Iran dans le nord du golfe Persique. Cette région abrite le principal terminal d’exportation de pétrole iranien et revêt une importance cruciale pour son économie.
Le président des Etats-Unis, DonaldTrump, a déclaré vendredi que l’armée américaine avait mené un raid aérien visant des installations militaires. Selon un responsable militaire américain, cité par le quotidien The New York Times l’opération visait des sites de stockage de missiles et de mines qui servaient à bloquer le détroit d’Ormuz.
Aucune infrastructure pétrolière n’a été endommagée affirme l’armée iranienne dans un communiqué repris par l’agence de presse iranienne Fars qui poursuit que les infrastructures énergétiques appartenant à des entreprises ayant coopéré avec les États-Unis seraient « immédiatement détruites et réduites en cendres » si les installations énergétiques venaient à être attaquées.

Macron remercie l’Irak pour les « mesures de protection » des forces françaises, après la mort d’un soldat français
Emmanuel Macron a remercié le premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani pour « son engagement à faire toute la lumière » sur l’attaque de drone qui a tué un militaire français au Kurdistan irakien, « et à renforcer les mesures de protection » des forces françaises en Irak.
« Nous poursuivrons notre coordination et nos efforts en faveur de la stabilité et de la souveraineté du pays, ainsi que de la désescalade régionale », a dit samedi sur X le président français au lendemain de son appel avec le dirigeant irakien.

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