Depuis octobre 2023, Israël inflige à la bande de Gaza des destructions d’une ampleur inédite : des dizaines de milliers de morts, une population massivement déplacée, des conditions de survie méthodiquement dégradées. Une part considérable du bâti est désormais endommagée ou détruite. Sous nos yeux, l’enclave palestinienne change de nature. À mesure que les ruines s’étendent, le silence s’installe, la carte se métamorphose.
La dernière livraison de « Manière de voir » propose une lecture cartographique de l’anéantissement. Nous en publions ici une version animée, fondée sur le croisement de données géographiques et d’images satellites, pour rendre visible ce que les bilans chiffrés peinent à dire.
La carte montre une réalité nette : les destructions ne sont ni diffuses ni aléatoires. Elles brisent les continuités urbaines et morcellent l’enclave.
Cette lecture spatiale importe. La géographie n’est jamais neutre : détruire un territoire, c’est altérer l’habitabilité, les circulations et les possibilités mêmes de la reconstruction — donc les horizons politiques et les possibilités d’une renaissance.
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