L'Union européenne a exhorté Israël, lundi 16 février 26, à revenir sur ses nouvelles mesures d'enregistrement foncier en Cisjordanie occupée, dénonçant ce qu'elle a qualifié de « nouvelle escalade » dans la région.
Le porte-parole de la Commission européenne, Anwar Al-Anouni, a déclaré que la décision israélienne « constitue une nouvelle escalade… Nous réaffirmons que l'annexion (de la Cisjordanie occupée) est illégale au regard du droit international. Nous appelons Israël à revenir sur cette décision. »
Parallèlement, des condamnations palestiniennes et arabes ont été émises concernant ce que certaines organisations de défense des droits humains ont décrit comme une « accaparement massif de terres » appartenant aux Palestiniens en Cisjordanie occupée, ce qui accélérerait le processus d'annexion. Cette situation intervient après qu'Israël a commencé à enregistrer et à attribuer des terres, une première depuis 1967.
Cette initiative est intervenue une semaine après l'adoption de mesures facilitant l'acquisition de terres par les colons en Cisjordanie occupée et abrogeant une ancienne loi qui les en empêchait. Les nouvelles mesures approuvées par Israël la semaine dernière prévoient le transfert, des municipalités de l'Autorité palestinienne à Israël, du pouvoir de délivrer les permis de construire pour les colonies dans certaines parties des villes palestiniennes, dont Hébron.
Ces dernières initiatives israéliennes interviennent dans un contexte de recrudescence des attaques de colons contre les Palestiniens et leurs biens en Cisjordanie occupée.
Le président américain Donald Trump a exprimé son opposition à l'annexion de la Cisjordanie par Israël, affirmant que la stabilité des territoires palestiniens contribue à la sécurité d'Israël.
Cependant, malgré l'indignation internationale croissante, M. Trump s'est abstenu de critiquer directement les récentes mesures israéliennes.
Bruxelles a annoncé lundi qu'une commissaire européenne participerait à la première réunion, cette semaine, du « Conseil pour la paix » créé par M. Trump, bien que l'Union européenne n'y ait pas encore adhéré formellement.
Mme Dubravka Šuyić, commissaire pour la Méditerranée, doit se rendre à Washington jeudi 19 février pour cette réunion afin de présenter la position européenne sur la situation à Gaza. Le porte-parole de l'Union européenne, Guillaume Mercier, a déclaré que Sueta « participera à la réunion du Conseil de paix dans le segment consacré à Gaza », soulignant que la Commission européenne n'est pas membre de ce Conseil.
Le Conseil de paix a été initialement créé pour mettre fin à la guerre à Gaza, mais sa charte lui confère un mandat beaucoup plus large, celui de résoudre les conflits armés dans le monde entier.
Les membres permanents du Conseil de paix versent un milliard de dollars pour y siéger, ce qui fait craindre que cet organe ne devienne une version payante du Conseil de sécurité des Nations Unies.
Lors d'un point de presse lundi, la Commission européenne a indiqué avoir encore « un certain nombre de questions » concernant le Conseil, notamment sur son « champ d'application », sa « gouvernance » et sa « compatibilité avec la Charte des Nations Unies ».
(Correspondance locale - Al Qods, le 16 février 26)
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