Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme alerte, dans un rapport publié ce jeudi, sur l’intensification des attaques, la destruction de quartiers, les transferts forcés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Des violations que le gouvernement israélien entend poursuivre avec l’accélération de l’occupation.
Face à la fuite en avant du gouvernement israélien dirigé par Benyamin Netanyahou, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme alerte ce jeudi sur un « nettoyage ethnique » visant les Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
« L’intensification des attaques, la destruction méthodique de quartiers entiers, (…) le refus d’apporter une aide humanitaire (…) conjugués aux transferts forcés qui semblent viser à un déplacement permanent suscitent des inquiétudes quant à un nettoyage ethnique à Gaza et en Cisjordanie », décrit l’organisme des Nations unies dans un rapport publié le 19 février.
Des civils « intentionnellement ciblés »
Le document s’appuie sur des données d’ONG, des sources gouvernementales et de l’ONU sur la période de novembre 2024 à fin octobre 2025 pour Gaza. Il pointe des « attaques meurtrières » par l’armée israélienne qui a « intentionnellement ciblé des civils » et détaille « les massacres et les mutilations infligées en nombre sans précédent ».
Le Haut-Commissariat dénonce aussi « la propagation de la famine et la destruction des infrastructures civiles restantes, imposant aux Palestiniens des conditions de vie de plus en plus incompatibles avec leur maintien » dans ce territoire.
Cette stratégie des autorités israéliennes est considérée comme un crime de génocide par la Cour pénale internationale et de nombreuses ONG. Un bilan qui a été sous-évalué révèle, ce mercredi, une enquête publiée par la revue médicale The Lancet.
Selon elle : « Plus de 75 000 personnes ont été tuées au cours des seize premiers mois, soit au moins 25 000 de plus que le nombre de morts annoncé par les autorités locales à l’époque. » Au total, 42 200 femmes, enfants et personnes âgées sont morts entre le 7 octobre 2023 et le 5 janvier 2025, d’après l’étude.
En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, la situation apparaît comme l’autre péril soulevé par le Haut-Commissariat. Alors que la coalition israélienne d’extrême droite multiplie les projets de loi accélérant la colonisation et les violations, le rapport condamne « l’usage systématique et illégal de la force par les forces de sécurité israéliennes, la détention arbitraire généralisée, la torture et autres mauvais traitements infligés aux Palestiniens détenus, ainsi que la démolition illégale et massive de maisons palestiniennes ».
Depuis début février, le gouvernement israélien a pris une série de mesures visant à accroître l’occupation du territoire palestinien quitte à violer le droit international et les accords d’Oslo.
Vadim Kamenka
L'Humanité du 19 février 26
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