L'approbation par le gouvernement d'un nouveau train de mesures financières a déclenché d'importantes manifestations, tandis que les syndicats mettent en garde contre l'impact de ces nouvelles taxes sur différentes catégories de la population libanaise.
Des chauffeurs de taxi ont bloqué la route de Khaldeh pour protester contre la hausse du prix de l'essence. Plusieurs d'entre eux ont également bloqué le périphérique avec leurs véhicules pour protester contre les taxes imposées sur le bidon d'essence, provoquant d'importants embouteillages.
Prise de position des syndicats : rejet des mesures et menaces d'escalade
Le président de la Confédération générale du travail, Béchara Asmar, a annoncé dans un communiqué son « rejet catégorique des taxes et redevances imposées hier à la population pour financer les augmentations de salaire du secteur public, des retraités et des militaires ».
Il a souligné que « le gouvernement aurait dû rechercher d'autres sources de financement au lieu d'accorder une augmentation non conforme aux exigences et non intégrée au salaire de base, et de la percevoir immédiatement avant sa mise en œuvre, imposant ainsi un fardeau fiscal supplémentaire à la classe ouvrière et aux militaires, ce qui affecte négativement toutes les couches de la population ». Il a appelé à une « réunion d'urgence de la Confédération générale des travailleurs libanais afin de discuter des mesures nécessaires pour enrayer la destruction systématique de la classe ouvrière, compte tenu des répercussions négatives que ces augmentations auront sur les prix, les biens de consommation, le chauffage et les transports ».
De son côté, le président de la Fédération libanaise des syndicats et des employés, Paul Zeitoun, a déclaré que « la décision du gouvernement d'imposer de nouvelles taxes à la population n'est ni une réforme ni un plan de sauvetage, mais bien un nouveau crime contre un peuple qui suffoque chaque jour sous le poids de la pauvreté, de la faim et du chômage ».
Il estime que « les taxes approuvées par le gouvernement seront l'étincelle qui poussera le peuple dans la rue », soulignant le « soutien de la Confédération aux citoyens face à ces politiques destructrices ».
Le président des syndicats du secteur des transports terrestres, Bassam Tleiss, a commenté la décision du gouvernement, soulignant que « ce dont nous avons besoin, ce sont de meilleurs salaires, mais nous refusons d'imposer ce fardeau supplémentaire aux citoyens et au secteur des transports ».
Il a précisé que « le carburant est un produit de première nécessité, et toute augmentation de son prix ou de la TVA se répercutera immédiatement sur les coûts de transport et le prix des biens. Il est donc indispensable de trouver des solutions équitables qui n'alourdissent pas le fardeau de la population. »
(Correspondance locale - Beyrouth, le 17 février 26)
Le Parti communiste : Contester les décisions gouvernementales
Le Bureau politique du Parti communiste libanais condamne la décision du gouvernement libanais d'imposer des taxes indirectes aux personnes à faibles revenus en augmentant le prix d'un bidon d'essence de 300 000 livres libanaises et en relevant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 1 %, la faisant passer de 11 % à 12 %. Ces décisions visent à appauvrir davantage la classe ouvrière, les employés du secteur public et tous ceux qui disposent de revenus modestes, entraînant une hausse exorbitante des prix, de l'inflation et une baisse du pouvoir d'achat des salaires. Ceci inclut les maigres augmentations accordées aux employés du secteur public, que les autorités utilisent pour opposer les personnes concernées.
Il s'agit là d'une discrimination de classe flagrante, et la poursuite de ces politiques par les gouvernements successifs a conduit à l'effondrement de l'économie, au chômage et à l'émigration d'une grande partie de la population libanaise, y compris de jeunes professionnels.
Il aurait été plus judicieux d'accorder une augmentation du coût de la vie à tous les travailleurs des secteurs public et privé, rétablissant ainsi le pouvoir d'achat des salaires, par l'instauration d'impôts progressifs directs sur ceux qui ont amassé des profits grâce à des politiques de recherche de rente, des taux d'intérêt élevés et un excédent budgétaire de plusieurs milliards de dollars.
Par conséquent, le Bureau politique du Parti communiste libanais réaffirme son engagement à lutter contre ces politiques appauvrissantes par tous les moyens démocratiques, syndicaux et populaires, et appelle à participer aux mouvements, protestations, grèves, sit-in et manifestations qui débutent aujourd'hui pour protester contre les décisions injustes du gouvernement.
(Beyrouth, le 17 février 2026)
Le Bureau politique du Parti communiste libanais condamne la décision du gouvernement libanais d'imposer des taxes indirectes aux personnes à faibles revenus en augmentant le prix d'un bidon d'essence de 300 000 livres libanaises et en relevant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 1 %, la faisant passer de 11 % à 12 %. Ces décisions visent à appauvrir davantage la classe ouvrière, les employés du secteur public et tous ceux qui disposent de revenus modestes, entraînant une hausse exorbitante des prix, de l'inflation et une baisse du pouvoir d'achat des salaires. Ceci inclut les maigres augmentations accordées aux employés du secteur public, que les autorités utilisent pour opposer les personnes concernées.
Il s'agit là d'une discrimination de classe flagrante, et la poursuite de ces politiques par les gouvernements successifs a conduit à l'effondrement de l'économie, au chômage et à l'émigration d'une grande partie de la population libanaise, y compris de jeunes professionnels.
Il aurait été plus judicieux d'accorder une augmentation du coût de la vie à tous les travailleurs des secteurs public et privé, rétablissant ainsi le pouvoir d'achat des salaires, par l'instauration d'impôts progressifs directs sur ceux qui ont amassé des profits grâce à des politiques de recherche de rente, des taux d'intérêt élevés et un excédent budgétaire de plusieurs milliards de dollars.
Par conséquent, le Bureau politique du Parti communiste libanais réaffirme son engagement à lutter contre ces politiques appauvrissantes par tous les moyens démocratiques, syndicaux et populaires, et appelle à participer aux mouvements, protestations, grèves, sit-in et manifestations qui débutent aujourd'hui pour protester contre les décisions injustes du gouvernement.
(Beyrouth, le 17 février 2026)

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