Alors que les bombardements israéliens sur la bande de Gaza se poursuivent, la situation sur le terrain s'inscrit dans un contexte politique trouble, marqué par des violations quotidiennes de l'accord de cessez-le-feu et une incertitude quant à la prochaine étape des accords, tant en matière de sécurité que d'avenir de la reconstruction.
Tôt dimanche 08 février au matin, l'armée israélienne a lancé des frappes aériennes et des tirs d'artillerie sur différentes zones de la bande de Gaza, en particulier dans les zones sous contrôle israélien à l'est de la ville de Gaza. Cette escalade s'ajoute à une série de violations continues depuis l'entrée en vigueur de l'accord en octobre dernier.
Des sources locales ont rapporté que l'artillerie israélienne a bombardé par intermittence les zones orientales de la ville de Gaza, tandis que des avions de combat ont mené des frappes aériennes sur Rafah et les zones orientales de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza. Simultanément, des hélicoptères et des véhicules militaires ont tiré sur des zones résidentielles à l'est de Khan Younis.
Les frappes se sont concentrées à l'intérieur de ce que l'on appelle la « Ligne Jaune », la bande de terre qui, selon la première phase de l'accord, sépare les zones où l'armée d'occupation israélienne est déployée, représentant environ 53 % de la bande de Gaza, des zones où les Palestiniens sont censés être autorisés à circuler.
Dans le centre de la bande de Gaza, l'artillerie israélienne a bombardé les zones orientales du camp de réfugiés d'al-Bureij. Le bilan des morts et des violations qui ont suivi s'élève à 72 027 martyrs et 171 651 blessés, dont 576 martyrs lors d'attaques lancées par l'occupation depuis le cessez-le-feu. On ignore encore si les derniers raids ont fait des morts ou des blessés supplémentaires.
L'escalade sur le terrain coïncide avec les initiatives américaines présentées comme faisant partie d'une approche de « lendemain » à Gaza, le président américain Donald Trump ayant l'intention de tenir ce mois-ci à Washington la première réunion du soi-disant « Conseil de paix », dans le but de lever des fonds pour la reconstruction du secteur, selon des responsables américains, à un moment où règne l'ambiguïté quant au mécanisme de passage à la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu.
(Correspondance locale - Khan Younis, le 08 février 26)
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