Francesca Albanese doit poursuivre sa mission !

 

Des signaux graves et préoccupants émanent de façon répétée de la politique étrangère de la France. Lorsque les États-Unis se livrent au Venezuela à un raid de gangstérisme, la réaction française se contente d’une critique a minima tout en le justifiant. Lorsque les États-Unis annoncent l’étranglement économique de Cuba, la France est muette.
Alors qu’Arno Klarsfeld tient des propos visant l’immigration dont le contenu odieux rappelle l’Occupation et le déshonore, il est promu conseiller d’État.
Alors que le premier ministre israélien, sujet dans son pays à des accusations de corruption et sur le plan mondial comme coupable de crimes contre l’Humanité par la Cour Internationale de Justice, la France l’autorise à survoler son territoire.
Il était loisible de penser qu’un projet de loi dû à l’initiative d’une députée (dont les liens avec les officines de propagande israélienne sont notoires) qui, sous couvert de lutte contre l’antisémitisme, institue le délit d’opinion, serait abandonné, tant les réactions à son encontre avaient fusé de toutes parts.
On se trompait.
Dans un duo manifestement orchestré, Madame Caroline Yadan (à qui on doit ce projet de loi), dénonce dans une grossière falsification les propos supposés tenus par Madame Francesca Albanese, rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères prend cette infamie au bond et prétend demander au nom de la France la démission de Madame Albanese.
Les propos et les idées de Francesca Albanese peuvent être à l’occasion sujets à débat mais d’une part elle fait montre dans l’exercice de sa mission d’un courage exceptionnel reconnu mondialement et d’autre part, dans le cas d’espèce, il s’agit, de la part du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères d’une forfaiture qui en bonne logique républicaine lui imposerait de démissionner.
On voit là une seconde phase de l’offensive inadmissible menée par Madame Yadan qui voudrait commencer à appliquer sa Loi par une victime expiatoire de renom mondial.
Que le ministre de l’Europe et des Affaires Étrangères se jette sur l’occasion sans la moindre vérification constitue un point culminant dans les dérives de la politique nationale en ce qui concerne en particulier mais sans s’y réduire, le conflit du Proche Orient.
Madame Yadan, avec l’appui et la complicité gouvernementale a l’intention de faire en sorte que la politique israélienne ne puisse être l’objet d’aucune critique.
Madame Yadan, avec l’appui et la complicité gouvernementale, voudrait effacer la loi Gayssot selon laquelle l’antisémitisme est un délit passible de poursuites pénales, et lui substituer un délit d’opinion : l’antisionisme ne saurait être caractérisé de façon univoque et de surcroît ne peut prétendre étendre la définition de l’antisémitisme qui poursuit de sa haine les Juifs parce qu’ils sont juifs.
Cette manipulation insupportable ne doit pas passer et Madame Albanese doit pouvoir poursuivre son travail dans le cadre de l’ONU.
Une Autre Voix Juive, scandalisée des menées intolérables couvrant d’opprobre son relais ministériel, se joint et se joindra à toutes les initiatives qui, nombreuses, poursuivront les mêmes objectifs.

Tribune - L'Humanité du 20 février 26
Olivier Gebuhrer, animateur d’Une autre voix juive.

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