La Commission palestinienne des affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens : La décision des autorités israéliennes d'expulser deux prisonniers de Jérusalem, dont l'un est un ancien détenu, constitue un avertissement pour des milliers de prisonniers et d'anciens détenus.
La Commission palestinienne des affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont déclaré que la décision des autorités israéliennes d'expulser deux prisonniers de Jérusalem, dont l'un est un ancien détenu, constitue un dangereux prélude à des représailles contre des milliers de prisonniers et d'anciens détenus à Jérusalem et dans les territoires occupés depuis 1948. Cette décision s'appuie sur une loi raciste, la loi sur la révocation de la citoyenneté et du droit de séjour, adoptée par l'occupation en 2023. Cette loi est considérée comme l'une des plus importantes mesures législatives visant à saper la présence palestinienne dans les territoires occupés depuis 1948 et à Jérusalem-Est occupée. Cette décision intervient alors que les déclarations des dirigeants de l'occupation, notamment celles de Benyamin Netanyahou, signataire de la loi, ne cachent pas leur intention de déplacer et d'expulser les Palestiniens. Ils commettent ouvertement des crimes au vu et au su de tous et rivalisent de brutalité.
Les deux organisations ont précisé que, conformément à cette loi raciste, les déportations sont effectuées soit vers la Cisjordanie, soit vers la bande de Gaza. Selon les familles des deux prisonniers, elles n'ont reçu aucune notification officielle, mais ont appris la révocation de leur citoyenneté et de leur titre de séjour, ainsi que la notification de leur ordre de déportation, par le biais des médias.
La Commission et le Club ont indiqué que ce dangereux précédent marque une nouvelle étape dans le ciblage des prisonniers et des détenus libérés à Jérusalem et dans les territoires occupés en 1948, dans le cadre d'une politique systématique qui les affecte, eux et leurs familles, par divers moyens, notamment une législation raciste qui a bouleversé tous les aspects de leur vie, dans le but de déplacer les citoyens en les restreignant grâce à tous les outils et politiques dont dispose le système d'occupation.
Les deux organisations ont souligné que les Jérusalémites sont confrontés, depuis avant le génocide, à une escalade des politiques israéliennes qui constituent un prolongement de la Nakba à leur encontre. Le rythme des arrestations, démolitions, saisies et confiscations s'est accéléré, de même que les ordres d'expulsion touchant des milliers de personnes, notamment celles originaires de la mosquée Al-Aqsa et de ses environs. Les autorités ont ajouté que les taxes exorbitantes, les amendes et les compensations financières, estimées à plusieurs millions de shekels par an, ainsi que le terrorisme organisé, constituent autant d'instruments de déplacement forcé systématique. La Commission palestinienne des affaires des prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont condamné la mise en œuvre de cette loi, ainsi que la volonté de l'occupation d'en étendre l'application, la qualifiant de nouvel outil de déplacement forcé sous couvert de légalité.
Ces deux organisations ont réitéré leur demande aux organes de l'ONU de mettre fin à leur inaction systématique face à l'escalade des crimes israéliens, qui constituent une extension du génocide par le ciblage collectif des civils palestiniens, la destruction de leurs moyens de subsistance et leur déplacement forcé.
Elles ont également souligné que l'expulsion est l'un des outils les plus dangereux, car elle constitue un crime de guerre et un crime contre l'humanité au regard des Conventions de Genève et du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
(Correspondance locale - Al Qods, le 11 février 2026)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire