D'une philippique à une autre... Apologue

 


Il était une fois un peuple qui s'était débarrassé d'un tyran, un tyran que nos maîtres et leurs capitalo-pollueurs préférés adoraient, et s'était donné (si l'on peut dire) un tyran bien à lui : et maintenant ils voulaient se débarrasser de ce tyran, et nos maîtres et leurs pollueurs espéraient...

In illo tempore les sectateurs du débile au toupet avaient envahi le capitole (pas celui de Rome, ni celui de Toulouse), car ils ne pouvaient accepter que leur débile préféré n'eût pas gagné les élections, et un peu plus tard le débile au toupet, revenu au pouvoir, menaçait d'envahir le monde.

Une certaine espèce animale (sans âme), encore mal cataloguée, se caractérisait par un amour immodéré pour les casinos-bordels tropicaux, protégés par sa mafia préférée. Puis des barbus ont chassé la mafia et ses casinos, mais la vengeance est un plat qui se mange avec un hamburger froid.

Eh oui, les cow-boys et justiciers et chercheurs d'or et trappeurs et outlaws blancs ont fait l'Ouest, et donc la nation reconnaissante : seuls des révisionnistes viendraient affirmer que dans cette histoire il y eut des noirs et des Chinois... et quant aux peaux-rouges, ils n'ont jamais existé que déjà morts !      

De même, dans les guerres que les cow-boys ont toutes (plus que toutes!) gagnées, ils se sont toujours trouvés seuls, héroïquement seuls : seule la propagande la plus éhontée parle de morts soviétiques en 40-45, ou de morts britanniques, canadiens ou danois en Afghanistan : foutaise !

Les pays comme on les aime respectent les droits de l'homme, mais ils se réservent, comme leur maître historique à tous, le droit de décider qui est un homme : ainsi les idylliques Émirats, non contents de fournir des armes aux génocidaires soudanais, gèrent des prisons secrètes au Yémen.

En ce temps-là un pays qui se croyait grand se repliait un peu sur lui-même et ce qu'il appelait son 'hémisphère', et avait une tendance curieuse à utiliser ses troupes principalement contre sa propre population, infiltrée il est vrai par des gens de couleur et par nombre d'autres ennemis de l'intérieur.

Philippe HUNT
Homme de lettres et philosophe
Le 24 janvier 2026

Eh oui, les cow-boys et justiciers et chercheurs d'or et trappeurs et outlaws blancs ont fait l'Ouest, et donc la nation reconnaissante : seuls des révisionnistes viendraient affirmer que dans cette histoire il y eut des noirs et des Chinois... et quant aux peaux-rouges, ils n'ont jamais existé que déjà morts !      

Geronimo
est certainement l’un des Indiens les plus emblématiques du combat pour la liberté de son peuple. 
Né le 16 juin 1829, il fait partie de la tribu apache Bendonkohe vivant au Nouveau-Mexique, alors sous domination mexicaine. Geronimo n’est pas chef mais chaman, ce qui lui vaut un très grand respect. En 1858, sa mère, sa femme et ses trois jeunes enfants sont sauvagement assassinés par des membres de l’armée mexicaine, un évènement qui pousse Geronimo à mener des expéditions punitives au Mexique.
En 1876, la réserve des Chiricahuas, qu’il a rejoint par alliance, est fermée par les Américains qui déplacent les Indiens y vivant dans une autre réserve appelée San Carlos. Désertique et aride, cet endroit est désastreux pour l’avenir des Apaches. Le chaman s’enfuit à plusieurs reprises, parfois avec de nombreux femmes et enfants. Il mène des raids parfois sanglants contre les colons, mais il se rend à chaque fois. Geronimo est réputé pour son ingéniosité, ses connaissances font de lui un combattant hors pair, d’où les nombreux efforts de l’armée américaine pour le retrouver.
En 1886, il se rend pour la dernière fois. Fatigué de se battre, il est transporté avec des membres de sa tribu en Floride, où le climat humide tue nombre d’entre eux qui étaient habitués à la sécheresse du désert. En 1906, il dicte l’histoire de sa vie et affirme qu’il regrettera toujours de s’être rendu.
Geronimo meurt des suites d’une pneumonie en 1909, son dernier souhait étant d’être enterré sur sa terre natale.
Afin d’obtenir les terres des Indiens, et surtout les ressources qui s’y trouvaient, les Blancs ont entrepris de les parquer dans des réserves. Ces hommes ne sont pas parvenus à les repousser malgré leur incroyable bravoure. A l’heure actuelle, les Amérindiens vivent dans des réserves dans des conditions déplorables : pauvreté, chômage, alcoolisme… Les premiers habitants de l’Amérique sont totalement oubliés, leur culture a été détruite et leur cause est très rarement défendue dans les discours des hommes politiques. 


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