Des colons attaquent la station de pompage d'Ein Samia, interrompant l'approvisionnement en eau au nord-est de Ramallah

 

Le pompage de l'eau de la station de pompage d'Ein Samia, au nord-est de Ramallah, a été interrompu suite à une attaque menée par des colons la nuit dernière. Lors de cette attaque, des colons ont agressé des employés de l'Autorité des eaux de Jérusalem et vandalisé les équipements de la station.
Dans un communiqué, l'Autorité des eaux de Jérusalem a indiqué qu'un groupe de colons avait pris d'assaut la station de pompage située dans la zone d'Ein Samia, près de la ville de Kafr Malik, alors que des équipes techniques étaient à l'œuvre. Les colons ont agressé les employés, les forçant à quitter les lieux, et ont causé d'importants dégâts aux équipements et aux infrastructures de la station.
L'Autorité a confirmé que cette attaque avait entraîné l'arrêt complet du pompage de l'eau, menaçant d'aggraver la crise de l'eau dans les villes et villages qui dépendent de la station. Elle a mis en garde contre les graves conséquences humanitaires de la poursuite des attaques contre ces sources d'eau vitales.
L’Autorité des eaux de Jérusalem a réitéré sa demande d’intervention urgente et immédiate pour assurer la protection des installations et du personnel, et pour remettre en service les puits et reprendre le pompage de l’eau au plus vite. Ces attaques surviennent dans un contexte d’escalade de la violence des colons contre les villages palestiniens, leurs moyens de subsistance et leurs infrastructures, notamment dans la zone C, où les attaques contre les terres agricoles, les puits et les biens publics et privés sont fréquentes, sans que la population palestinienne ne bénéficie d’aucune protection.
Des rapports sur les droits humains indiquent que ces attaques se produisent souvent sous le regard des forces d’occupation, aggravant les souffrances des habitants, menaçant leur approvisionnement en eau et leurs moyens de subsistance, et contribuant à un climat de pression et de harcèlement constants visant à les contraindre à quitter leurs terres.

(Correspondance locale - Ein Samia, le 08 février 26)

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