Déclaration du Comité central du Parti communiste palestinien

 

Le Comité central du Parti communiste palestinien a tenu sa réunion ordinaire à Ramallah, ville occupée, le samedi 7 février 2026, dans un contexte historique marqué par l'une des phases les plus dangereuses et brutales de l'agression impérialiste-sioniste contre notre peuple palestinien, les peuples de la région et du monde. Après un examen approfondi des réalités politiques et de terrain, le Comité central a adopté la position politique suivante :

Au niveau local


(Résistance face au génocide et dénonciation de la lâcheté)
Le Comité central affirme que ce que notre peuple subit dans la bande de Gaza et en Cisjordanie n'est pas une agression passagère, mais un projet d'anéantissement final de la cause palestinienne, mis en œuvre par le fascisme sioniste, avec le soutien direct de l'impérialisme américain et la complicité du silence international.
À Gaza, le crime de génocide se poursuit par le siège, la famine, les destructions généralisées et l'entrave à la reconstruction, dans le but de briser la volonté de notre peuple et d'imposer par la force une réalité politique. En Cisjordanie, ce projet est alimenté par le terrorisme des colons fascistes, le nettoyage ethnique et les déplacements forcés de population, comme on a pu le constater dans la région d'Al-Auja et à Masafer Yatta, sous la protection de l'armée d'occupation.

Les politiques de compromis de l'Autorité palestinienne
Le Comité central estime que les politiques de l'Autorité palestinienne, complice des accords d'Oslo et de la coordination sécuritaire, ont joué un rôle dangereux dans la situation nationale actuelle. Cette autorité est devenue un instrument de contrôle intérieur, silencieuse face aux crimes et incapable – voire refusant – de protéger les villages et les communautés palestiniennes, contribuant ainsi à la désintégration nationale.

Atteinte à la représentation et à l'entité palestiniennes
Le Comité central met en garde contre les manœuvres visant à manipuler la représentation nationale palestinienne, à marginaliser les factions, les forces et les mouvements populaires nationaux et à les remplacer par des entités tribales et régionales déformées, gouvernées par l'intérêt personnel et les privilèges. Ces politiques, mises en œuvre sous l'égide sioniste-américaine, privent la lutte nationale de son contenu libérateur. Suppression du pluralisme politique
Le Comité central rejette catégoriquement la nouvelle loi électorale locale, la qualifiant de loi d'exclusion visant à étouffer le pluralisme politique, à éliminer toute voix révolutionnaire ou d'opposition et à consolider la domination du parti au pouvoir, en violation flagrante des principes démocratiques les plus fondamentaux.

Le devoir du moment
Le Comité central affirme que la seule réponse à cette situation réside dans l'intensification de la résistance populaire organisée sous toutes ses formes et la mise en place de comités de protection populaire indépendants, distincts de l'appareil de coordination sécuritaire, afin de protéger la société de la désintégration, de défendre la terre et de s'opposer aux projets de judaïsation et de nettoyage ethnique.

Au niveau régional

Le Comité central estime que l’accélération des préparatifs américains en vue d’une agression contre la République islamique d’Iran n’est ni un événement isolé ni une réaction circonstancielle, mais constitue un nouveau maillon de la chaîne d’agression de l’impérialisme mondial, dont l’impérialisme américain est le principal acteur. Ce dernier cherche à rétablir son emprise par la force militaire sur les peuples de la région et leurs ressources, face à une crise structurelle profonde et à son incapacité croissante à gérer les contradictions du système capitaliste mondial par les seuls moyens politiques et économiques. Cette agression s’inscrit dans le cadre de la lutte impérialiste pour les ressources énergétiques, les corridors stratégiques et les marchés. Elle vise à empêcher toute indépendance ou résistance régionale face au système hégémonique impérialiste et à soumettre à nouveau la région à la logique du pillage et de la dépendance, reproduisant ainsi un sous-développement structurel qui sert les intérêts du capital monopolistique mondial.
Dans ce contexte, le parti affirme que l’entité sioniste représente la base militaire avancée de l’impérialisme dans la région et son instrument d’oppression pour réprimer les luttes des peuples arabes et des forces de libération nationale. Son rôle dépasse celui d'une entité coloniale de peuplement ; elle devient un pilier structurel du système impérialiste mondial, utilisée pour réprimer toute résistance, fragmenter les sociétés et perpétuer un état de guerre et de chaos, condition indispensable au maintien de la domination impérialiste.
Le Comité central condamne également l'agression sioniste en cours contre le Liban et la Syrie et affirme que la guerre contre la Syrie, sous toutes ses formes militaires, économiques et politiques, est une guerre impérialiste par excellence. Dans ce conflit, des forces réactionnaires et takfiris ont été instrumentalisées et utilisées comme mercenaires, préparées, financées et armées pour détruire l'État syrien, saper son unité nationale et démanteler son tissu social. Ceci sert le projet impérialiste-sioniste visant à redessiner la carte de la région sur la base de la division et de la sujétion.
Le parti souligne que la lutte contre ce projet agressif ne peut se faire en s'appuyant sur de faux équilibres internationaux ou des régimes serviles, mais plutôt en intensifiant la lutte populaire et de classe, en construisant un front de résistance national et panarabe fondé sur les intérêts des classes laborieuses, et en liant les objectifs de libération nationale et de libération sociale dans un combat unique contre l'impérialisme, le sionisme et le réactionnisme arabe. Ceci permettra, à terme, de démanteler le système d'hégémonie et de construire une société nationale démocratique qui ouvre la voie à la transformation socialiste. Troisièmement : Sur le plan international

L'impérialisme dans une impasse… et l'escalade de la guerre comme dernier recours

Le système impérialiste mondial entre dans une phase de crise profonde, qui se manifeste par le déclenchement de guerres, l'escalade des menaces et les tentatives de redécoupage du monde par la force militaire et le chantage économique. Les États-Unis, avec leurs alliés, ne sont plus en mesure de gérer leur déclin autrement que par l'agression directe, l'imposition de blocus et l'exacerbation des tensions sur divers continents.
Les menaces et l'agression politique et économique dont est victime le Venezuela, ainsi que le blocus étouffant et les menaces constantes qui pèsent sur Cuba, révèlent le vrai visage de l'impérialisme. Ce dernier cible tout peuple qui refuse de se soumettre et cherche à protéger sa souveraineté et ses ressources nationales. Ces politiques ne sont pas isolées, mais s'inscrivent dans une stratégie globale visant à subjuguer l'Amérique latine et les Caraïbes, à piller leurs ressources et à empêcher tout mouvement de libération indépendant.
En Europe, les préparatifs de nouvelles guerres s'accélèrent, le continent se transformant en un dépôt d'armes et une base avancée pour les conflits entre puissances impérialistes rivales. L'OTAN renforce son déploiement militaire et intensifie la course aux armements.
L’armement, tandis que l’Union européenne s’oriente vers une économie de guerre généralisée au détriment des droits des travailleurs et des peuples, conduit à une nouvelle catastrophe mondiale.
Le Comité central affirme que l’on ne peut affronter cette réalité en se fiant aux illusions du « droit international » ou à de faux équilibres, mais plutôt en renforçant la solidarité internationale, en unifiant les luttes des peuples et en s’alignant clairement sur les options révolutionnaires comme seul moyen de briser l’agression et de renverser le système d’exploitation et de guerres. L’option socialiste.
Le Comité affirme que le conflit actuel n’est pas une lutte pour la justice internationale, mais une lutte d’influence entre puissances impérialistes. Par conséquent, l’option socialiste révolutionnaire demeure la seule alternative historique capable de mettre fin aux guerres, d’instaurer la souveraineté populaire et la justice sociale.

Travailleurs, paysans et laborieux de Palestine,
Notre lutte est une lutte contre l’occupation, contre l’impérialisme et contre tous ceux qui justifient la soumission et la capitulation sous de faux prétextes.
Il n’y a pas d’alternative à une lutte de classe et nationale unifiée. Gloire à la lutte des peuples !

Honte à l'impérialisme, au sionisme et à leurs instruments !
La victoire appartient aux opprimés !

Comité central du Parti communiste palestinien
Ramallah, ville occupée, le samedi 7 février 2026

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire