La Cour nationale du droit d’asile a non seulement confirmé le statut de réfugié pour les Palestiniens de Gaza, mais l’a également étendu à ceux de Cisjordanie, alors que le génocide perpétré par Israël continue, malgré le cessez-le-feu.
C’est une bouffée d’espoir pour la dignité. Le 19 décembre 2025, la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) a confirmé le maintien du statut de réfugié pour les Palestiniens de Gaza et l’étend à ceux de Cisjordanie. Pour le Collectif des avocats France-Palestine et d’autres – Comité national d’accueil et de soutien aux rescapés du génocide en Palestine (Cnasar), collectif Nidal –, cette décision est un désaveu des politiques de « silenciation » vis-à-vis des crimes coloniaux israéliens.
Malgré le cessez-le-feu du 10 octobre, le jugement est sans appel : les mesures des autorités israéliennes « affectent directement et indistinctement l’ensemble de la population civile » et constituent une « violation grave des droits fondamentaux. » Ce constat valide le rapport d’Amnesty International, paru le 27 novembre dernier, concluant que « malgré le cessez-le-feu, le génocide à Gaza continue ».
Ce droit à l’asile s’étend donc désormais aux habitants de Cisjordanie, face aux « raids militaires », « attaques des colons » et « punitions collectives ». Une victoire qui oblige la France à prévenir et à sanctionner le crime de génocide.
Émilien Urbach
L'Humanité du 07 janvier 26
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