« Peuples d’Amérique, serrons les rangs ! », a lancé le président cubain Miguel Diaz-Canel lors d’une manifestation à La Havane, convoquée en toute hâte par le Parti communiste au pouvoir, pour dénoncer « l’agression militaire » de Washington contre le Venezuela.
Lors de la manifestation, organisée sur la « tribune anti-impérialiste » de la capitale située face à l’ambassade des États-Unis, le dirigeant cubain a condamné l’« attaque brutale et perfide » lancée par Washington et « l’inacceptable, vulgaire et barbare enlèvement » de Nicolas Maduro.
« Personne, un minimum informé, ne peut ignorer ni sous-estimer les graves implications de tels actes criminels pour la paix régionale et mondiale », a ajouté Miguel Diaz-Canel devant plusieurs milliers de personnes, dont l’ambassadeur du Venezuela à La Havane, Orlando Maneiro.
Maduro « unique président » selon Delcy Rodriguez, vice-présidente du Venezuela
La vice-présidente du Venezuela Delcy Rodriguez, première dans l’ordre de succession au pouvoir, a déclaré samedi que le gouvernement était prêt « à défendre le Venezuela » et que Nicolás Maduro était « l’unique président ». « Nous sommes prêts à défendre le Venezuela, nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national », a déclaré Mme Rodriguez, à la tête d’un Conseil de défense. En direct à la télévision, elle a exigé « la libération immédiate du président Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Flores. »
Qui est Delcy Rodriguez, la
vice-présidente vénézuélienne qui va diriger temporairement le pays en
l’absence de Nicolas Maduro ?
La Cour suprême du Venezuela a ordonné samedi à la vice-présidente, Delcy Rodriguez, d’assurer l’intérim du pouvoir après l’enlèvement du président Maduro par les Etats-Unis. Peu de temps après l’opération militaire américaine, cette figure-clé du régime Maduro avait exigé la libération du dirigeant socialiste, le qualifiant d’« unique président du Venezuela », avant d’assurer que son pays « ne sera[it] la colonie de personne ». Donald Trump a pourtant affirmé, lors de sa conférence de presse, que Mme Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Eléments de portraits.
Agée de 56 ans, Delcy Rodriguez est la fille du guérillero d’extrême gauche Jorge Antonio Rodriguez, fondateur du parti révolutionnaire Liga Socialista dans les années 1970. Son frère, Jorge Rodriguez, est le président de l’Assemblée nationale.
Avocate diplômée de l’Universidad Central de Venezuela, elle a gravi rapidement les échelons politiques au cours de la dernière décennie. Elle a occupé le poste de ministre de la communication et de l’information entre 2013 et 2014, puis celui des affaires étrangères, de 2014 à 2017.
En 2017, elle devient présidente de l’Assemblée constituante progouvernementale qui a élargi les pouvoirs de Nicolas Maduro, avant d’être nommée vice-présidente en juin 2018. En 2017, Nicolas Maduro la qualifiait de « tigresse » pour sa défense acharnée du gouvernement socialiste.
En août 2024, M. Maduro a ajouté le ministère des finances et du pétrole à son portefeuille, où elle a été chargée de gérer l’escalade des sanctions américaines contre le secteur le plus important du pays. Ce poste lui a conféré une influence considérable sur le secteur privé, alors en difficulté.
La Chine appelle les Etats-Unis à « libérer immédiatement » Maduro
Le ministère des affaires étrangères chinois a appelé les Etats-Unis, dimanche, à « libérer immédiatement » le dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse, Cilia Flores, incarcérés samedi à New York après avoir été capturés lors d’une opération militaire dans la nuit de vendredi à samedi.
Dans un communiqué, le ministère qualifie cette opération de « violation flagrante du droit international ». Il appelle les Etats-Unis à assurer leur sécurité personnelle et à résoudre la situation au Venezuela par le dialogue et la négociation.
(Avec les agences de presse du 04 janvier 26)
La Cour suprême du Venezuela a ordonné samedi à la vice-présidente, Delcy Rodriguez, d’assurer l’intérim du pouvoir après l’enlèvement du président Maduro par les Etats-Unis. Peu de temps après l’opération militaire américaine, cette figure-clé du régime Maduro avait exigé la libération du dirigeant socialiste, le qualifiant d’« unique président du Venezuela », avant d’assurer que son pays « ne sera[it] la colonie de personne ». Donald Trump a pourtant affirmé, lors de sa conférence de presse, que Mme Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Eléments de portraits.
Agée de 56 ans, Delcy Rodriguez est la fille du guérillero d’extrême gauche Jorge Antonio Rodriguez, fondateur du parti révolutionnaire Liga Socialista dans les années 1970. Son frère, Jorge Rodriguez, est le président de l’Assemblée nationale.
Avocate diplômée de l’Universidad Central de Venezuela, elle a gravi rapidement les échelons politiques au cours de la dernière décennie. Elle a occupé le poste de ministre de la communication et de l’information entre 2013 et 2014, puis celui des affaires étrangères, de 2014 à 2017.
En 2017, elle devient présidente de l’Assemblée constituante progouvernementale qui a élargi les pouvoirs de Nicolas Maduro, avant d’être nommée vice-présidente en juin 2018. En 2017, Nicolas Maduro la qualifiait de « tigresse » pour sa défense acharnée du gouvernement socialiste.
En août 2024, M. Maduro a ajouté le ministère des finances et du pétrole à son portefeuille, où elle a été chargée de gérer l’escalade des sanctions américaines contre le secteur le plus important du pays. Ce poste lui a conféré une influence considérable sur le secteur privé, alors en difficulté.
La Chine appelle les Etats-Unis à « libérer immédiatement » Maduro
Le ministère des affaires étrangères chinois a appelé les Etats-Unis, dimanche, à « libérer immédiatement » le dirigeant vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse, Cilia Flores, incarcérés samedi à New York après avoir été capturés lors d’une opération militaire dans la nuit de vendredi à samedi.
Dans un communiqué, le ministère qualifie cette opération de « violation flagrante du droit international ». Il appelle les Etats-Unis à assurer leur sécurité personnelle et à résoudre la situation au Venezuela par le dialogue et la négociation.
(Avec les agences de presse du 04 janvier 26)
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