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D'une philippique à une autre... Ils ont aussi assassiné la poétesse Parnia Abbasi
Êtes-vous au courant de ce parallèle
véritablement troublant : le Reichsführer admettrait selon nos
meilleures sources que certaines de ses troupes se trouvaient (en
anglais on dirait ‘happened to be’) ‘à proximité’ de lieux
comme Maidanek et Treblinka, oui, à proximité, comme les troupes de
l’armée la plus mort râle à Gaza ces jours-ci, jour après jour, sont ‘à proximité’ des lieux où des dizaines de Gazaouis ‘trouvent la mort’
(oui, l’idiome !) : vous voyez bien que ça ne prouve rien, il n’y a pas
de preuve par métonymie, que Diable ! Les barbares : des gamins
criminalisés et/ou psychotisés qui donnent des coups de couteau, et
tuent quelques personnes par-ci par-là, ou des appareils
technologico-politico-militaires qui tuent des dizaines de milliers de
gens par-ci par-là : certes, chacune de ces victimes est également
victime, et toute mort violente est totalement inacceptable, mais s’il y
a de vrais barbares, ils sont dans les états-majors, et chez leur
complices politicos et chez les marchands de bombes et de drones et de
bombardiers, sans parler des ‘intellectuels’ qui les couvrent, et
peu importe qu’ils soient européens ou nord-coréens, israéliens ou
états-uniens ou russes ou tout ce que vous voudrez — les vrais barbares
s’appellent Trumpfdrich et Yahoodrich, et tous les autres -drich… oui,
comme Heydrich, qui a quand même, lui, eu ce qu’il méritait, lui ! ‘I burn, I fade, I become smoke’
: ils ont aussi assassiné la poétesse Parnia Abbasi (*), les assassins
sachant assassiner — mais il faut dire qu’elle avait commis l’erreur,
que dis-je, la faute, d’habiter à proximité (eh oui, toujours le
métonymique) d’un des scientifiques visés par les assassins… et puis,
trucider les poètes, c’est ‘dans leur ADN’, comme diraient les
grands stylistes d’aujourd’hui. Oh oui, ils ont de la suite dans les
crimes, ils visaient une université, celle de Sahaid Beheshti, où leur
cible, Abdolhamid Minouchehr, dirigeait le département d’ingénierie
nucléaire. Signalons qu’ils ont aussi bombelé le bâtiment de la
télévision, oui, se faire des journalistes, c’est aussi ‘dans leur ADN’… non, bien sûr qu’ils n’ont rien contre Hyena News ni contre Monsieur Bolloré !
Gâchis, un de plus : la police brexitique aurait pu (et dû) arrêter la chauffarde Anne Sacoolas, ‘diplomate’
(i. e. espionne) des US, après qu’elle avait aplati un jeune
motocycliste, devant une base de la RAF … faut comprendre, la pauvre
Anneke était ‘in shock’… ce qui ne l’a pas empêchée de se carapater bien vite de l‘autre côté de l’étang (oui, l’Atlantique, ‘the pond’).
Ah oui, paraît que Trumpfdrich s’est enfui du Canada, non pas pour être
plus près du petit Hegseth et autres foutres de guerre, mais pour ne
pas devoir rencontrer son ami Zeline, qu’il respecte autant, il est
vrai, qu’il respecte son ami Emmanuel, et ses autres amis… Retenons que
ce ‘sommet’ (si si !), si l’on en croit Monsieur Carney, "can begin a new era of co-operation that promotes long-term resilience over short-term efficiency": oui, ils ont beaucoup d’arbres en Alberta, alors, la langue de mort-bois…
Philippe HUNT
Homme de lettres et philosophe
Mercredi, 18 juin 2025
(*) Une jeune poétesse iranienne tuée dans une frappe israélienne « En mille endroits
je touche à ma fin
je brûle.
Je deviens une étoile fanée
qui se change en fumée
dans ton ciel. »
Ces vers, publiés par le magazine iranien spécialisé dans la poésie contemporaine, Vazn-e Donya,
ont été écrits par Parnia Abbasi, poétesse iranienne âgée de 23 ans.
Elle est décédée le 13 juin 2025 dans une frappe israélienne visant un
immeuble résidentiel dans le quartier de Sattarkhan, à Téhéran. Elle se
trouvait dans l’appartement familial avec ses parents et son frère.
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