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Israël annonce la fin de son opération militaire à Hébron, en Cisjordanie occupée

 

Des membres de la protection civile palestinienne et un habitant évaluent les dégâts causés à une maison après l’opération menée par l’armée israélienne à Hébron, en Cisjordanie, le 2 novembre 2026. MUSSA QAWASMA/REUTERS
Quelque 3 000 Palestiniens avaient été déplacés vers la ville dans le cadre de cette vaste opération lancée après l’attaque qui a coûté la vie à deux soldats israéliens. D’après les responsables militaires israéliens, elle a permis de saisir « quatre armes et plusieurs gilets pare-balles ».
L’armée israélienne a annoncé dans un communiqué s’être retirée de Hébron après avoir « terminé » une vaste opération ayant entraîné le déplacement de plus de 3 000 habitants palestiniens, qui ont retrouvé lundi leurs maisons saccagées. L’armée était entrée il y a dix jours dans la ville, la plus grande de Cisjordanie occupée, juste après une attaque meurtrière à un checkpoint voisin qui avait coûté la vie à deux soldats.
Le quartier dont étaient originaires les deux assaillants, tués pendant l’attaque, avait été entièrement bouclé et vidé de ses habitants – 500 familles environ, selon la municipalité –, principalement pendant la nuit. Après plus d’une semaine sur place et des « fouilles approfondies » ainsi que des interrogatoires et des arrestations, l’opération a permis de saisir 25 « véhicules illégaux », « quatre armes et plusieurs gilets pare-balles », a précisé le communiqué.
Dans la matinée, l’Agence France-Presse (AFP) y a vu des dizaines d’immeubles tagués d’une large croix noire ou rouge, indiquant qu’ils avaient été fouillés. A l’intérieur, les habitations sont sens dessus dessous : meubles jetés au sol, matelas retournés, habits ou jouets d’enfant éparpillés, bris de fenêtres au sol. Dans l’une d’elles, un étron trône au sol des toilettes.
Les habitants, tout juste rentrés dans la matinée, constatent les dégâts. Partout, des femmes rangent et nettoient. Les véhicules militaires ont désormais disparu de Hébron, remplacés par ceux des pompiers, de la défense civile (organisation de secours) et des forces de sécurité de l’Autorité palestinienne.
De l’extérieur, la plupart des immeubles du quartier sont intacts, mais quelques habitations ont été détruites, notamment celles des deux assaillants – c’est quasi systématique après des attaques perpétrées par des Palestiniens. Sur le mur du hall de l’immeuble de l’un d’eux, les soldats ont calculé les charges nécessaires pour faire exploser l’appartement du cinquième et dernier étage, celui de l’assaillant. Il n’en reste plus rien. Les pans de murs et autres débris ont atterri dans les étages du dessous, où les fenêtres sont en miettes.
« Ce matin, après l’achèvement de l’ensemble des activités opérationnelles, les soldats se sont retirés de la zone d’intervention à Hébron. Les opérations antiterroristes se poursuivent dans l’ensemble de la Judée-Samarie », ajoute le communiqué.
Le secrétaire général de l’Organisation des nations unies, Antonio Guterres, et son haut-commissaire aux droits de l’homme, Volker Türk, avaient, de leur côté, dénoncé l’opération. « Nous assistons à une escalade de la répression, tandis que le spectre du nettoyage ethnique plane de plus en plus lourdement. Cela doit cesser », avait notamment déclaré M. Guterres.

(Avec les agences de presse du 02 novembre 26)

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