Au lendemain des élections législatives en Israël, une fois n'est pas coutume, je me suis mis à spéculer.
Justice pour les victimes du génocide (toujours en cours) à Gaza. "Livrez le génocidaire en chef à la Cour pénale internationale", telle pourrait être la proposition des députés Arabes élus à la Knesset en contre partie d'un soutien tactique à l'opposition qu'elle puisse gouverner.Il est certain que l'immense majorité des électeurs Palestiniens ayant participé au succès électoral de leurs listes sont totalement en phase politique avec cette proposition.
Leur participation à ces élections aura au moins servi à rendre justice aux centaines de milliers de leurs compatriotes victimes de la politique barbare menée par Netanyahu avec le soutien actif de l'extrême droite, tant à Gaza qu'en Cisjordanie où parallèlement sont mis en œuvre un nettoyage ethnique et une colonisation au mépris du droit international.
"Vous avez besoin de nos voix? Alors voilà notre seule et unique condition." Telle pourrait être l'autre formulation de cet accord tactique.
Elle a l'avantage d'exprimer haut et fort le lien national profond qui existe entre les différentes populations palestiniennes de l'intérieur et de l'extérieur de l'entité sioniste.
"Nos frères et sœurs de Gaza ne sont pas des animaux au visage humain. C'est un crime contre l'humanité et un crime de guerre que les suprémacistes ont commis en les traitant en tant que tels. Si vous refusez notre condition alors cela signifierait que vous êtes complices de leurs crimes. Nous vous donnons l'occasion de vous différenciez fondamentalement d'eux."
"Si vous ne vous considérez pas des fascistes, alors prouvez-le !", pourraient conclure, comme un défi, les élus des deux listes arabes.
Fin de la spéculation. Retour à la réalité de ce qui est communément qualifié de "politiquement correcte".
Par Roland RICHA
Le 29 octobre 2026
Par Roland RICHA
Le 29 octobre 2026


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