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Israël : dans les pas de Donald Trump, le président d’extrême droite de Colombie déplace son ambassade à Jérusalem

 

Le nouveau chef d’État d’extrême droite, Abelardo de la Espriella, renoue avec son homologue Benyamin Netanyahou, sans s’encombrer des multiples violations du droit international commises par ce dernier. Symbole de ce virage : la Colombie doit déplacer son ambassade à Jérusalem, ce mercredi 14 octobre.
Il est déjà loin le temps où la Colombie dénonçait, par la voix de son président, le génocide à Gaza et rompait les relations diplomatiques et commerciales avec Israël. Après sa victoire sur le sortant de gauche, Gustavo Petro, en juin dernier, le nouveau chef d’État d’extrême droite, Abelardo de la Espriella, renoue, comme il en avait pris l’engagement durant sa campagne, avec son homologue Benyamin Netanyahou, sans s’encombrer des multiples et documentées violations du droit international tant à Gaza qu’en Cisjordanie. Comme un symbole de ce virage, à peine quelques mois après l’élection, la Colombie doit déplacer son ambassade à Jérusalem ce mercredi 14 octobre.
C’est même le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, qui a pris soin de l’annoncer la semaine dernière, se félicitant qu’un dixième pays adoube, de fait, par cette décision la politique de colonisation conduite tambour battant par son gouvernement.

Jérusalem, symbole des projets de l’extrême droite israélienne
Car Jérusalem est au cœur de ce qu’il reste de la perspective de paix à deux États : la partie Est de la ville a été annexée par Israël en violation des résolutions de l’ONU, et est revendiquée comme capitale de l’État palestinien. Les nationalistes israéliens, eux, rêvent d’en faire la « capitale indivisible et éternelle » de « Eretz Israël », soit leur projet de grand Israël qui inclut la Cisjordanie rebaptisée « Judée-Samarie ».
Supporter de Trump, Abelardo de la Espriella s’inscrit dans les pas de son champion, lui-même allié inconditionnel de Benyamin Netanyahou. En dépit des accords survenus sous l’égide de l’ONU à la fin de la guerre des Six-Jours, en juin 1967, le locataire de la Maison Blanche a fait déménager l’ambassade des États-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem dès 2018.
Et la liste de ces pays, si peu regardant tant avec le massacre que le nettoyage ethnique en cours, pourrait encore s’allonger. « Je peux d’ores et déjà vous annoncer que nous avons conclu un accord concernant la 11e ambassade, avec la République démocratique du Congo, et que cela se fera très prochainement », a prévenu Gideon Saar.

Julia Hamlaoui
L'Humanité du 14 octobre 26

Photo: Abelardo de la Espriella (ici lors d’une cérémonie en août 2026, à Bogota) avait annoncé durant sa campagne son intention de déplacer l’ambassade de Colombie à Jérusalem.
© Sebastian Barros/LongVisual/ZUMA

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