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| Le consulat britannique à Jérusalem-Est, annexée par Israël, le 8 septembre 2026. AHMAD GHARABLI/AFP |
Un mois après l’annonce de sanctions de Londres contre des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, Israël a annoncé, jeudi 8 octobre, que le consulat britannique à Jérusalem-Est avait cessé ses opérations, même si une petite équipe de diplomates est autorisée à rester. Mais plutôt qu’une fin pure et simple de toute présence britannique à Jérusalem-Est, la mesure présentée jeudi contre le consulat s’apparente à une solution négociée pour éviter de poursuivre l’escalade des tensions entre les deux pays.
« Comme annoncé, le consulat britannique à Jérusalem a cessé ses opérations aujourd’hui », a déclaré le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, dans un communiqué, ajoutant que 20 diplomates, dont le consul général, devraient quitter Israël.
Néanmoins, « nous avons autorisé le gouvernement britannique à y laisser une “task force” de seulement sept diplomates qui travailleront depuis ce bâtiment » qui appartient au Royaume-Uni, a ajouté le ministre. « Leur champ d’activité sera très limité », a insisté M. Saar, sans donner plus de précisions à ce sujet.
« Nous avons clairement indiqué que nous ne reconnaissons pas au gouvernement israélien le droit légal de fermer le consulat général britannique à Jérusalem », a, de son côté, déclaré le ministère des affaires étrangères britannique. Londres « réaffirme sa position de longue date selon laquelle Jérusalem-Est est un territoire occupé », a-t-il ajouté.
Un consulat qui remonte à 1838
« A la suite de discussions avec le gouvernement israélien, notre bâtiment du consulat général ne fermera pas ses portes et portera désormais, à compter d’aujourd’hui, le nom de mission du Royaume-Uni à Jérusalem », a précisé la diplomatie britannique. Elle « continuera à fournir des services essentiels ainsi qu’à mener son travail auprès du peuple palestinien ».
Ce consulat, qui remonte à 1838, gère les relations du Royaume-Uni avec les Palestiniens dans les territoires occupés. « Nous travaillerons dans les mois à venir à rétablir pleinement notre présence sur place, et nous ne prendrons pas de mesures réciproques tant que ces discussions se poursuivront de manière sérieuse et crédible », a poursuivi le ministre des affaires étrangères britannique, Ed Miliband. Une partie des employés et leurs familles ont été « temporairement retirés afin d’assurer leur sécurité ».
M. Saar a ajouté que « le dialogue va se poursuivre entre les [deux] gouvernements » et affirmé que Londres avait accepté de ne « pas prendre de mesures contre Israël » en réaction à la fermeture officielle du consulat. Un photographe de l’Agence France-Presse a vu que le blason diplomatique et une plaque qui ornaient la façade du consulat avaient été retirés.
En pleine campagne électorale
Cette mesure s’inscrit dans un contexte de vives tensions entre Israël et Londres. Le mois dernier, le Royaume-Uni, aux côtés d’autres pays occidentaux, avait annoncé des sanctions économiques contre toute entreprise commerçant avec les colonies juives en Cisjordanie occupée, des implantations illégales au regard du droit international. En réaction, Israël avait annoncé son intention de fermer le consulat, et avait pris d’autres mesures punitives, notamment une interdiction d’entrer sur son territoire contre 11 députés britanniques.
Et en pleine campagne électorale avec un scrutin législatif le 27 octobre, les autorités israéliennes ont laissé éclater leur colère après la décision du Parti vert britannique d’adopter une motion qualifiant le sionisme de forme de racisme.
Israël considère Jérusalem comme sa capitale indivisible, une position qui n’est pas reconnue par la communauté internationale, à l’exception d’une poignée de pays, dont les Etats-Unis.
(Avec les agences de presse du 08 octobre 2026)

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