A l'heure où les enfants du monde retournent à l'école, il y a des pays où les enfants ont peur de tout ce qui les entoure.
Ils ont perdu l’appétit et s'isolent. Ils ne jouent plus.
Certains ont des difficultés à s'exprimer. Ils ne trouvent pas les mots. Pourtant, ils cherchent mais bégaient.
Ils ne chantent plus. La mémoire est tarie. Quelques fois, ils fredonnent à voix basse.
Le bruit de toute sorte les effraie. Quelqu'un qui parle fort, le son d'une radio ou d'une télé, une moto qui passe, une explosion ou un avion de chasse qui fend le ciel juste au-dessus de leurs têtes. Alors, ils ferment les yeux, se bouchent les oreilles et le cœur bat très fort dans la poitrine. La respiration s'accélère jusqu'à l'étouffement.
Ces enfants-là ne dorment plus, ne rêvent plus. Ils ont du mal à se contenir.
Ces enfants-là ont toujours peur mais ne savent pas comment le dire. Alors ils vous regardent dans les yeux et pleurent.
C'est signe qu'ils sont impuissants face à la guerre qui les habite, les ronge, les démolit, qui les dévore.
Ces enfants-là... ce sont ceux de Gaza, de Jénine, de Naplouse, de Nabatiyeh, ou d'un quartier de la banlieue sud de Beyrouth.
Ces enfants-là... ce sont ceux de tous les camps de réfugiés.
A l'heure où les enfants du monde retournent à l'école... moi, je pense à ces enfants-là !
Par Roland RICHA
Le 06 septembre 2026
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| Ces enfants-là... ce sont ceux de Gaza, de Jénine, de Naplouse, de Nabatiyeh, ou d'un quartier de la banlieue sud de Beyrouth. |
"Nous ne nous agenouillerons pas"
Par Roland RICHA
https://lixow.com/roland_richa_3/folder_8
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