Norme nouvelle

 

Le déplacement forcé d’une population civile est un crime de guerre, au regard du droit international. Or, l’État israélien et les génocidaires qui le dirigent sont au-dessus de ce droit international. La preuve est que les juges de la Cour pénale internationale qui ont émis un mandat d'arrêt contre le premier ministre israélien pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité subissent des sanctions de la part de Donald Trump à la tête de la plus grande puissance militaire au monde.
C'est dire que l'époque a changé. Le monde issu de la seconde guerre mondiale est profondément transformé. Par conséquent, le droit international rattaché à cet ancien monde est obsolète. Aujourd'hui, la force militaire doit remplacer le droit international.
Ce qui se passe à Gaza illustre parfaitement bien ce changement. Un génocide y est commis et les génocidaires restent impunis.
Pire. Les crimes de guerre qui sont commis à Gaza et en Cisjordanie deviennent une norme référentielle au sein de la société israélienne.
En pleine campagne électorale,  à quelques semaines des élections législatives qui s’annoncent très disputées, c'est au candidat le plus favorable aux crimes de guerre commis à l'encontre du peuple Palestinien que penchent les intentions de vote.
Mercredi 02 septembre, le ministre de la défense, Israël Katz, a assuré que l’État hébreu était prêt à transférer les Palestiniens hors de Gaza, à condition que les États-Unis donnent leur accord.
Jeudi 3 septembre, le ministre de la sécurité nationale et figure de l’extrême droite, Itamar Ben Gvir, a présenté une proposition de campagne pour vider la bande de Gaza de sa population palestinienne qui serait envoyée à l’étranger. Il préconise le départ de 250 000 Palestiniens de Gaza en un an, puis du reste des quelque deux millions d’habitants de ce territoire ravagé par la guerre au cours des six années suivantes.
Son camarade Bezalel Smotrich, ministre des finances, à la tête d’un parti d’extrême droite, a même proposé d’élargir cette mesure aux Palestiniens de Cisjordanie.
Il est fort à parier que ces trois candidats, comme nombreux de leurs coéquipiers, seront ré-élus haut la main de la manière la plus démocratique.
A la question: "Combien de Palestiniens doivent être tués par jour pour gagner le vote d'encore plus d'électeurs et d'électrices ?"
Ben Gvir répond affrontement: "Entre 30 et 40"

Par Roland RICHA
Le 05 septembre 2026

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