Pour se faire, la colonisation nécessite du terrain, c'est l'occupation qui le lui fournira. A son tour, l'occupation nécessite une armée, c'est l’État qui le lui assurera. Ceci dit, l’État a besoin d'argent et de soutien politique, ses amis à travers le monde vont les lui garantir.
C'est dans cette logique implacable que le projet sioniste de fonder une nation juive en Palestine va se mettre en œuvre dès la fin du XIXème siècle.
Le slogan est tout trouvé, la terre aussi: "Une terre sans peuple pour un peuple sans terre".
Il ne reste plus qu'à trouver les colons prêts à venir s'y installer au prix de leurs vies s'il le fallait.
Ils viendront de tous les continents, toutes nationalités et toutes classes sociales confondues, à une seule condition: "Il faut qu'ils soient de confession juive". Comme d'habitude, les plus pauvres sont les plus nombreux. A ces derniers, la propagande promet un avenir des plus radieux: "Vous serez chez vous, car cette terre vous appartient. Elle vous est promise !" leur dira-t-elle. Ils y croient et ils viennent.
Pour y rester ils commettent les crimes des plus odieux... ainsi qu'un génocide toujours en cours.
Les victimes, des "animaux à visages humains", résistent. Quelques fois férocement. Alors la "communauté internationale" est horrifiée par cette résistance qu'elle qualifie de "terrorisme".
L'Algérie a connu le même scénario qui a tourné au fiasco.
La Résistance l'a emporté sur le colonialisme.
Par Roland RICHA
Le 28 septembre 2026
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| Vue d’une partie de la zone E1 près de Maalé Adoumim, une colonie israélienne située en Cisjordanie occupée, le 8 septembre 2026. OHAD ZWIGENBERG/AP |
La colonie de Maalé Adoumim, pour exemple.
En juillet 2026, le ministère du logement de l'occupant ouvre un appel d’offres pour la construction de plus de 1 200 logements dans le cadre du projet dit E1, jouxtant la colonie de Maalé Adoumim, proche de Jérusalem. Ce plan, approuvé par l’État juif en 2025 vise à isoler davantage Jérusalem-Est, occupée puis annexée, du reste de la Cisjordanie, mettant encore plus en péril la possibilité d’un futur État palestinien.
La justice de l’État occupant a ordonné ce dimanche 27 septembre le report d’un mois de la date limite de l’appel d’offres de manière que le sujet ne perturbe pas les législatives prévues, fin octobre.


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