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| 45 000 écoliers de Jérusalem-Est vont commencer à suivre le programme scolaire israélien. © Debbie Hill/UPI/ABACAPRESS.COM |
« Alors que nos écoles se préparaient à la rentrée scolaire 2026-2027, nous avons malheureusement été surpris, une nouvelle fois, par le non-renouvellement des permis d’entrée de plus de 70 enseignants et membres des personnels éducatif, administratif et de soutien », a indiqué le Secrétariat général des établissements d’enseignement chrétiens de Jérusalem dans un communiqué. En réponse, les directeurs d’école privée de Jérusalem-Est ont annoncé la suspension des cours dans tous les établissements de la ville, à compter de mardi 1er septembre 2026 au matin, et jusqu’à nouvel ordre.
45 000 enfants palestiniens vont suivre le programme israélien
« L’absence de ce grand nombre de personnels affecte divers aspects du fonctionnement scolaire, y compris les services éducatifs, administratifs et de santé, ainsi que les services de nettoyage et la sécurité. Cela rend impossible de garantir un début sûr et stable pour nos étudiants », expliquent les directeurs dans le communiqué. Selon l’agence de presse Wafa, l’interdiction de ces enseignants et membres du personnel éducatif d’entrée à Jérusalem pour travailler affectera au moins 8 500 enfants.
Dans le même temps, les autorités d’occupation israéliennes commenceront à imposer leur programme scolaire à plus de 45 000 élèves palestiniens de la première à la septième année (équivalent aux classes du CP au CM2 en France) dans toutes les écoles affiliées à la municipalité israélienne de Jérusalem. Le porte-parole du gouvernorat de Jérusalem, Maarouf al-Rifai, a vivement mis en garde contre les conséquences de cette décision, qualifiant cette mesure d’escalade grave et sans précédent depuis 1967 et estimant qu’elle constitue une atteinte directe à l’identité nationale et culturelle des générations de Jérusalem.
En effet, le programme scolaire israélien consacre beaucoup de temps à l’histoire du pays, racontée par les autorités nationales, à la religion et à la culture juive. Selon Maarouf al-Rifai, cela s’inscrit dans le cadre d’une politique systématique visant le secteur de l’éducation palestinienne à Jérusalem et cherchant à substituer le récit israélien au programme palestinien. Selon le quotidien Hareetz, cette évolution résulte à la fois d’une demande croissante de certains parents et des pressions exercées par le gouvernement israélien, notamment par l’octroi de financements aux établissements acceptant d’ouvrir des classes préparant au bagrout (diplôme conditionnant l’accès à l’enseignement supérieur en Israël).
Théo Bourrieau
L'Humanité du 1er septembre 26

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