« Hébron est à nous et le restera à jamais. » Ces propos sont du sinistre ministre suprémaciste israélien Bezalel Smotrich, membre du gouvernement dirigé par le chef génocidaire Benyamin Netanyahu.
La réalité est toute autre. Al-Khalil, du nom arabe d'Hébron est une ville séculaire palestinienne.
Le 7 juillet 2017, le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO inscrit sur la Liste du patrimoine mondial le « site de la Vieille ville d’Hébron / Al-Khalil », qu'il considère comme un site palestinien. Il l'inscrit simultanément sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
En péril, en raison des dégradation commises par les colons.
Depuis le protocole d'Hébron de 1997, la ville est divisée en deux secteurs : H1, sous administration de l'Autorité palestinienne, et H2, sous contrôle militaire israélien direct, où plusieurs colonies israéliennes sont implantées dans le centre historique.
Al-Khalil compte en 2016 plus de 200 000 Palestiniens et 850 colons. La plupart de ces derniers sont des étudiants de la yechiva et des habitants concentrés dans et autour du vieux quartier, dans des colonies. L'implantation de colonies de peuplement a été condamnée par l'Assemblée générale des Nations unies dans le cadre de résolutions du Conseil de sécurité. Elles sont ainsi jugées illégales au regard du droit international, ce que le gouvernement du ministre suprémaciste et de son chef génocidaire conteste, ainsi que les États-Unis présidés par leur grand ami et fidèle allié Trump, depuis le 18 novembre 2019.
Alors, oui... répétons-le encore une fois: « Al-Khalil est une ville palestinienne protégée par l'UNESCO. »
Quoique déclare l'abrutis cité en ouverture de ce billet.
Par Roland RICHA
Le 13 septembre 2026

En orange la zone administrée civilement par les Palestiniens (H1), en blanc la zone sous souveraineté israélienne (H2), en rose pale la Vieille ville, et en violet les colonies. 
Un checkpoint à Al-Khalil en 2015.

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