Tout le monde à Jénine connaît Fathi Khazem et l'aimait. Celui qui marche toujours devant, la tête haute, le regard fixe face aux soldats. L'allure d'un géant.
Ils ont tué ses deux fils, Raad et Abd el Rahmane mais il n'a pas plié. Il a continué sa marche dans la dignité sur le chemin de la libération.
Ce vendredi 21 août, ils sont venus à l'aube jusqu'à chez lui, ils l'ont ciblé et l'ont assassiné... lâchement.
En partant, ils ont emporté son corps comme pour ne laisser aucune trace de leur crime.
En partant, ils ont emporté son corps comme pour effacer la mémoire de tous les vivants de Jénine qui ont connu Fathi Khazem.
Sauf que les géants ont ceci de particulier: Ils ne meurent pas. Leur esprit reste à jamais planté dans le peuple comme un olivier enraciné qui ne cesse de repousser dans le vent et sous le soleil.
Pour supprimer un géant il faut supprimer le peuple qui le produit. Impossible.
Ils l'ont tué. Pensant qu'il est mort, ils ont emporté son corps. Mais déjà ils réalisent qu'il est toujours là, parmi nous.
Vivant avec le Peuple-Résistant.
Par Roland RICHA
Le 22 août 2026
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| Sauf que les géants ont ceci de particulier: Ils ne meurent pas. Leur esprit reste à jamais planté dans le peuple comme un olivier enraciné qui ne cesse de repousser dans le vent et sous le soleil. |
Fathi Zeidan Khazem est né le 9 septembre 1966 dans le camp de réfugiés de Jénine. Sa famille est originaire de Qabatiya, une ville située au sud de Jénine.
Il a quitté l'école à l'âge de 15 ans après avoir terminé sa troisième et a travaillé dans divers secteurs, notamment le bâtiment, avant d'être arrêté pendant la Première Intifada et de passer environ cinq ans dans les prisons de l'occupant.
Après la création de l'Autorité palestinienne en 1994, il rejoint les Forces de sécurité nationale et gravit les échelons jusqu'au grade de colonel, puis occupe le poste de commandant adjoint de la région de Naplouse.


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