Dima Amine, gynécologue, est arrêtée à son domicile de Ramallah tôt mardi 18 août au matin. Sa famille et son avocat restent sans nouvelles d'elle pendant environ 36 heures. Ils apprennent via le quotidien Haaretz, qu'elle a été transférée dans une base militaire de la région de Ramallah avant que son état de santé ne se détériore.
Dima Amine déclare que les soldats lui ont serré les menottes de force malgré ses demandes de ne pas le faire, avant qu'elle ne se sente mal et soit emmenée à l'hôpital Hadassah Har HaTzofim de Jérusalem, où elle subit un cathétérisme après avoir été victime d'une crise cardiaque.
Le lendemain après-midi, elle quitte l'hôpital. Elle est emmenée au commissariat de Benjamin pour y être interrogée. Ce n'est qu'après avoir demandé qu'elle soit libérée dans l'urgence que la police informe son avocat, Mahmoud Hassan, qu'elle fait l'objet d'une enquête et l'autorise seulement à lui parler au téléphone.
Lors d'une audience tenue jeudi 20 août au tribunal militaire d'Ofer, un enquêteur de la police affirme que le dossier d'enquête contenait une centaine de publications attribuées à Dima Amine, publiées entre 2024 et mai 2026, et que 38 d'entre elles lui avaient été présentées au cours de l'enquête, tandis que le reste n'avait pas encore été traduit.
Le juge militaire décide alors de prolonger la détention de Dima Amine de cinq jours, considérant que certaines publications relevaient, selon lui, de la catégorie « incitation », affirmant qu’elles contenaient des éloges à des dirigeants du Hamas et du Hezbollah.
Autrement dit, la gynécologue Palestinienne est accusée par les autorités d'occupation de résistance.
Alors, exigeons sa libération immédiate sauf si, vous aussi, vous la considérez comme une "terroriste".


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