Cerf-volant

 

Ce n'est pas une blague. C'est sérieux. C'est même grave.
Les colons vivant à la lisière de Gaza sont très inquiets. Ils aperçoivent de temps à autre des cerfs-volants au-dessus de leurs têtes. Des engins en papiers reliés à des fils qui colorent le ciel et qui font la joie des enfants de la terre d'à côté, celle de derrière les collines sablonneuses.
Ça change des bombardiers qui larguent des bombes et des drones qui filment à longueur de journée toute ce qui bougent puis criblent de balles tout ce qui semble suspect.
« C’est la responsabilité de l’armée d’agir à temps », a déclaré Uri Epstein, un représentant de ces colons très inquiets.
Aussitôt, le génocidaire en chef, sous mandat d'arrêt émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité a réagi dans un communiqué commun avec son non moins criminel ministre de la défense: « Israël avertit le Hamas que, si les tirs en direction d’Israël ne cessent pas immédiatement, l’armée prendra des mesures pour intensifier les opérations ciblées contre les responsables de ces tirs de cerfs-volants et évacuera la population des zones d’où ils sont lancés », écrivent-ils.
Ainsi donc, personne ne verra plus aucun cerf-volant dans le ciel de Gaza. Ciel transformé en zone strictement militaire réservée aux machines qui tuent.
Les colons d'à côté sont rassurés et leurs enfants peuvent jouer en toute quiétude.

Par Roland RICHA
Le 25 août 2026

L'enfant de Gaza et son cerf-volant... (Photo: Correspondant d'Assawra)

Un soldat de l'armée d'occupation intercepte un cerf-volant en provenance de Gaza.

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