Benyamin Netanyahou affirme qu’Israël n’a pas accepté le plan de Donald Trump pour Gaza

 

Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou arrive à la Maison Blanche, le 28 juillet 2026 à Washington DC.
© Jemal Countess/UPI /ABACAPRESS.COM
Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, le premier ministre israélien a affirmé que Tel-Aviv rejetait le plan de Donald Trump pour Gaza malgré des garanties sur le désarmement du Hamas. A l'approche des élections législatives, Benyamin Netanyahou ménage ses alliés d'extrême droite qui restent opposés à tout accord de paix dans l'enclave.
Le premier ministre israélien a affirmé qu’Israël n’avait pas accepté le plan pour Gaza soutenu par les États-Unis, qui a pourtant donné l’assurance qu’un retrait israélien du territoire palestinien n’interviendrait qu’après le désarmement complet du Hamas.
Dans une vidéo publiée dans la nuit sur ses réseaux sociaux, Benyamin Netanyahou a déclaré que l’équipe de Donald Trump « estimait qu’elle pouvait obtenir le désarmement du Hamas et la démilitarisation de Gaza. Nous examinons cette possibilité. Ils nous ont envoyé un projet, que nous n’avons pas accepté : ce n’est pas notre projet. Nous leur avons transmis nos commentaires ».

Netanyahou cède à la pression de ses ministres d’extrême droite
Le premier ministre israélien a rencontré lundi le « Conseil de paix » de Donald Trump – chargé de mettre en œuvre la deuxième phase du plan de paix à Gaza – et a reçu des garanties selon lesquelles l’armée israélienne ne serait tenue de quitter ses positions actuelles dans la bande de Gaza, dont elle occupe plus de 60 % du territoire, qu’après le désarmement complet du mouvement islamiste palestinien.
Le Hamas avait annoncé dès vendredi qu’il acceptait l’accord, annoncé par le locataire de la Maison Blanche, prévoyant notamment, selon la version alors publiée par le « Conseil de la Paix », la fin des opérations militaires des deux parties à Gaza, et le désarmement du mouvement islamiste palestinien de pair avec un retrait progressif d’Israël.
À l’approche des élections législatives d’octobre, Benyamin Netanyahou est sous pression de ses alliés d’extrême droite au sein de sa coalition gouvernementale. Des alliés qui, à l’instar de Bezalel Smotrich ou Itamar Ben Gvir, ne cessent de dénoncer cet accord et réclament un vote du gouvernement pour acter son rejet.

L'Humanité du 05 août 26

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