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| Dans un texte posthume publié via ses comptes sur les réseaux sociaux. Anas écrit en avril en prévision de sa propre mort, il appelle à « ne pas oublier Gaza. » |
Travaillant pour Al Jazeera Arabic, il réalise des reportages en première ligne dans le nord de Gaza. En 2024, son équipe reçoit le prix Pulitzer de la photographie d'actualité pour ses photos documentant la guerre de Gaza.
Pendant plusieurs mois avant son assassinat, l'armée d'occupation autoproclamée "la plus morale au monde" accuse Al-Sharif d'être un agent du Hamas. Les documents présentés comme preuves étant peu nombreux et impossibles à authentifier, les organisations de défense des droits humains, les Nations unies et Al Jazeera dénoncent cette accusation comme un mensonge visant à justifier le meurtre de journalistes afin de passer sous silence les actions génocidaires d'Israël contre les civils palestiniens. Le Comité pour la protection des journalistes appelle la communauté internationale à protéger al-Sharif.
En vain.
Le soir du 10 août 2025, les forces d'occupations mettent à exécution leurs menaces. Ce soir-là, Anas al-Sharif filme des bombardements israéliens intensifs sur le nord de Gaza. Très peu de temps après, il est tué dans une frappe sur une tente placée à l'extérieur de l'hôpital Al-Shifa. Ses collègues Mohammed Qreiqeh, Ibrahim Zaher, Mohammed Noufal et Moamen Aliwa, employés comme lui de la chaîne qatarienne Al Jazeera, ainsi que deux autres personnes - dont le neveu d'Al-Sharif - sont également tuées.
Quelques minutes après les faits, l'armée israélienne confirme avoir volontairement ciblé al-Sharif, réitérant son affirmation selon laquelle il était un terroriste.
Dans un texte posthume publié via ses comptes sur les réseaux sociaux. Anas écrit en avril en prévision de sa propre mort, il appelle à « ne pas oublier Gaza. »
Voilà qui est fait !
Nous n'oublierons jamais... ni Anas Al-Sharif, ni Gaza.
Par Roland RICHA
Le 12 août 2026
Photographies prises par Al-Sharif en octobre 2023 pour l'agence de presse Fars




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