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| Des avions israéliens ont bombardé un
immeuble situé à proximité de l’ambassade du Qatar, à l’ouest de la
ville de Gaza, le 11 mars 2026. © Mohammed Skaik/TheNews2/Cover Images/ABACAPRESS.COM |
« Aucun endroit n’est encore sûr pour les Palestiniens à Gaza ». Alors que la situation humanitaire ne cesse de se dégrader dans la bande de Gaza, le porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Thameen Al-Kheetan a dénoncé, ce mardi 21 juillet lors d’une conférence de presse à Genève, une « récente intensification » des attaques israéliennes faisant « des dizaines de morts et de blessés » dans l’enclave palestinienne.
Selon les chiffres recueillis par le Haut-Commissariat de l’ONU, au moins 57 Palestiniens ont été tués, dont six enfants et huit femmes, entre le 13 et le 20 juillet. Parmi les victimes, 34 étaient en dehors de la « ligne jaune », une frontière imposée par Israël, censée délimiter les zones occupées par celle-ci. Pour Thameen Al-Kheetan, l’armée israélienne « semble ouvrir le feu de manière routinière sur des Palestiniens du seul fait de leur présence à proximité ».
« Attaquer délibérément des civils constitue un crime de guerre »
Sans surprise, les autorités israéliennes affirment avoir mené une opération contre des membres du Hamas et indiquent avoir détruit un dépôt d’armes, un site de fabrication d’armements et une position de lancement de roquettes.
Selon l’agence onusienne, les bombardements soulèvent « des préoccupations quant à la poursuite de violations du droit international humanitaire » et « attaquer délibérément des civils constitue un crime de guerre ». Le porte-parole appelle les États à agir « de toute urgence » pour obtenir le respect du cessez-le-feu : « Les violations, les souffrances et la misère qi continuent d’être infligées aux Palestiniens de Gaza ne peuvent être ignorées ».
Entre les arrestations de soignants, les bombardements de civils et les déplacements forcés de population, au moins 1 144 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, selon le ministère de la Santé de Gaza. Le Haut-Commissariat de l’ONU indique de son côté avoir vérifié à ce stade la mort de 685 Palestiniens entre octobre 2025 et la mi-avril 2026, dont 283 femmes et enfants.
Zubeyde Cacan
L'Humanité du 21 juillet 2026

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