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| 1 144 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis l’entrée en vigueur du « cessez-le-feu ». © Rizek Abdeljawad/Xinhua/ABACAPRESS.COM |
Elle continue, l’horreur qu’est le tapis de bombes déployé par l’armée israélienne dans l’enclave palestinienne. C’est cette fois sur des appartements de la ville de Gaza qu’un bombardement a eu lieu, samedi 18 juillet, arrachant la façade d’un immeuble.
Au milieu des décombres, les habitants ont retrouvé plusieurs cadavres, dont ceux d’un couple et de trois de leurs enfants. Les corps ont été identifiés à l’hôpital al-Shifa. « Le seul survivant de la famille est un enfant, qui n’était pas dans le logement au moment de la frappe », a déclaré à l’Agence France-Presse Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile de Gaza.
Ce nouvel orphelin vit, comme tant d’autres Palestiniens, avec la mort au quotidien, alors que l’armée israélienne affirme comme d’habitude avoir « visé un terroriste du Hamas ». Plus tard dans la journée, un deuxième bombardement puis des « tirs d’artillerie israéliens », selon Mahmoud Bassal, ont fait quatre victimes de plus à Gaza-city. Deux autres personnes du territoire occupé ont également été tuées le même jour, ce qui porte le nombre de morts à 11 rien que ce samedi.
Le premier ministre Benyamin Netanyahou n’a que faire du cessez-le-feu qui est censé régner dans l’enclave palestinienne. Depuis son entrée en vigueur en octobre 2025, 1 144 personnes y ont été tuées par Tel-Aviv, selon le ministère de la Santé de Gaza. Ce vendredi 17 juillet, l’armée israélienne avait déjà poussé le vice en bombardant une cérémonie de funérailles qui avait lieu au camp de réfugiés de Nuseirat.
Huit personnes ont été tuées et 22 blessées dans ce que le Hamas a qualifié de « massacre brutal ». Tel-Aviv, qui dit avoir visé des membres du Jihad islamique, a reconnu que « plusieurs personnes non impliquées ont été blessées à la suite de la frappe ». Depuis octobre 2023, plus de 73 264 Palestiniens ont été tués à Gaza par Israël.
Axel Nodinot
L'Humanité du 19 juillet 2026

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