L’armée israélienne annonce qu’elle restera « indéfiniment » au Liban, en Syrie et à Gaza

 

Le ministre de la défense de Benyamin Netanyahou a annoncé que son armée resterait « indéfiniment » au Liban, en Syrie et à Gaza.
© Kobi Gideon/Israel Gpo/ZUMA-REA
Alors que discussions autour de la paix au Moyen-Orient doivent se tenir entre Iraniens et États-uniens ce mercredi à Doha au Qatar, le ministre israélien de la Défense a affirmé que son armée resterait « indéfiniment » au Liban, en Syrie et à Gaza. Une nouvelle déclaration qui pourrait perturber les négociations, l’Iran mettant un point d’honneur à intégrer le pays du cèdre à tout accord avec Washington.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré ce mercredi que l’armée israélienne resterait « indéfiniment » dans ce qu’elle qualifie de « zones de sécurité » établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.
« Les Forces de défense israéliennes (armée, NDLR) resteront dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza pour une durée indéterminée afin de protéger nos habitants et nos communautés contre les éléments djihadistes », a-t-il affirmé, en violation du droit international, dans un discours prononcé lors d’une cérémonie militaire.

Plus de 4 000 Libanais tués depuis le 2 mars
Une déclaration qui intervient alors que des délégations iraniennes et américaines se déroulent actuellement au Qatar pour discuter, via des médiateurs, du protocole d’accord signé mi-juin destiné à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient sur tous les fronts, y compris au Liban.
Selon un diplomate au fait de ces discussions, représentants américains et iraniens doivent tenir des discussions techniques indirectes ce mercredi à Doha, a-t-il dit à l’Agence France-Presse. Par ailleurs, un accord-cadre a été signé vendredi 26 juin aux États-Unis pour une « paix durable » entre le Liban et Israël, bien que ce dernier a ensuite poursuivi ces frappes, en affirmant ne viser que des structures du Hezbollah.
L’accord-cadre prévoit notamment qu’Israël continue d’occuper le sud du Liban, comme depuis le début de cette nouvelle guerre, jusqu’à ce que le mouvement chiite rende les armes – ce qu’il refuse de faire. À noter que le gouvernement israélien ne cesse de justifier cette guerre par la lutte contre le Hezbollah, alors que les preuves des destructions massives de villages dans le sud sont nombreuses et attestent d’une mainmise territoriale israélienne. Pour rappel, selon l’Agence nationale d’information (Ani), 4 246 Libanais ont été tués par l’armée israélienne entre le 2 mars et le 27 juin.
Quant à la bande de Gaza le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a ordonné fin mai à l’armée d’étendre son contrôle sur 70 % du territoire, ravagé par la guerre déclenchée le 7 octobre 2023. Lundi 29 juin, cinq personnes ont été tuées à Deir Al-Balah par un bombardement israélien. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, 1 45 personnes ont été tuées par l’armée israélienne dans l’enclave palestinienne victime d’un génocide.

L'Humanité du 1er juillet 2026

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire