Une quatrième session de pourparlers directs entre Israël et le Liban débute à Washington

 

Yechiel Leiter (à gauche), ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, et Nada Hamadeh (à droite), ambassadrice du Liban aux Etats-Unis, lors d’une réunion organisée par les Etats-Unis au département d’Etat, à Washington, le 2 juin 2026. KENT NISHIMURA/AFP
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Les ambassadeurs d’Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d’Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors que les affrontements entre le hezbollah et les forces de l’Etat hébreu se poursuivent, malgré l’annonce de Donald Trump, qui a assuré avoir obtenu l’engagement d’un apaisement de la part des deux camps.
Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n’entretiennent pas de relations diplomatiques, doit durer deux jours. Elle réunit l’ambassadeur israélien, Yechiel Leiter, et son homologue libanaise, Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, conseiller du secrétaire d’Etat, Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Israël dit avoir obtenu l’aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités
« Le premier ministre [Benyamin Nétanyahou] et moi-même avons mené, avec l’armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de la Dahiyé [la banlieue sud] à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d’Israël. Si les localités israéliennes continuent d’être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyé à Beyrouth, bastion du Hezbollah », a affirmé le ministre de la défense israélien, Israel Katz, mardi dans un communiqué de son bureau.
« Les Etats-Unis ont validé ce principe et l’ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu’à toutes les parties concernées (…). Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s’ils se poursuivent, nous frapperons la Dahiyé à Beyrouth », a poursuivi le ministre.

Le ministère de la santé libanais annonce 3 468 morts et 10 577 blessés depuis le 2 mars au Liban
Le bilan des attaques israéliennes contre le Liban s’établit à 3 468 morts et 10 577 blessés depuis le 2 mars, selon un bilan actualisé publié mardi par le Centre des opérations d’urgence sanitaire du ministère libanais de la santé, relayé l’Agence Nationale de l’Information libanaise (NNA).

Les bombardements israéliens de lundi à Tyr ont fait quatre morts et 127 blessés, selon le ministère de la santé libanais
Les raids israéliens menés lundi aux abords de l’hôpital Jabal Amel de Tyr, dans le sud du Liban, ont fait quatre morts et 127 blessés, dont 39 membres du personnel médical, annonce l’Agence nationale de l’information (NNA), citant le ministère de la santé libanais. Parmi les blessés figurent quatre médecins, 27 infirmières et huit membres du personnel, dont quatre sont dans un état critique, précise-t-elle.

Un père et ses deux enfants tués lundi sur une route du sud du Liban
« Un dentiste du village de Qlayaa (…) a été tué avec son fils et sa fille » lorsqu’un drone israélien « a pris leur voiture pour cible », lundi, sur une route du sud du Liban, rapporte l’Agence nationale de l’information (NNA).
Le village chrétien, frontalier d’Israël, est pris entre les feux croisés des forces israéliennes et du Hezbollah pro-iranien, mais une partie de ses habitants ont choisi de rester.
« L’homme et ses deux enfants étaient allés à l’université, le matin, pour passer des examens et, sur le chemin du retour, le drone israélien a frappé leur voiture », a déclaré le père Antonios Farah, curé de leur paroisse, interrogé par l’Agence France-Presse. « Nous sommes dévastés et ne comprenons pas pourquoi cet homme a été visé avec ses enfants. C’est un dentiste et ses enfants sont étudiants à l’université », a-t-il insisté.
L’Université libanaise a annoncé mardi le report des épreuves dans le Sud et la banlieue sud de Beyrouth, au lendemain de leur mort.

Le président du Parlement libanais prêt à garantir le respect par le Hezbollah d’une trêve « globale » avec Israël
Nabih Berri, président du Parlement libanais qui joue un rôle d’intermédiaire entre le Hezbollah et les Etats-Unis, garantira l’adhésion du mouvement pro-iranien à un « cessez-le-feu global » avec Israël, a promis mardi son conseiller à l’Agence France-Presse.
« La principale demande du président Berri est un cessez-le-feu global. Si un accord de cessez-le-feu global est obtenu, il en garantit le respect par le Hezbollah », a déclaré Ali Hamdan.
M. Berri est le chef de file du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah qui n’entretient pas de contacts directs avec les Etats-Unis. Son conseiller a précisé que « le cessez-le-feu global signifie l’arrêt des frappes aériennes, de la terre ou la mer, et qu’il n’y ait pas de dynamitages ni de démolition » dans le sud du Liban, où Israël est accusé de raser des localités entières.
Le président américain, Donald Trump, a annoncé lundi soir avoir obtenu du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qu’il renonce à des bombardements de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Il a, par ailleurs, assuré avoir eu « une conversation avec des représentants des dirigeants du Hezbollah », qui « ont accepté d’arrêter de tirer sur Israël et ses soldats ».

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