L'écrivain Taleb Alrefai privé de sa nationalité par les autorités koweïtiennes

 

Taleb Alrefai a pourtant longtemps travaillé pour le Conseil national de la culture, des arts et des lettres du Koweït.
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Il est l’écrivain koweïtien le plus connu à travers le monde et le plus grand dans son pays. En France, les éditions Actes Sud ont jusqu’à présent publié six de ses ouvrages, dont, en avril, l’Impossible Roman de l’honorable monsieur K. Mais voilà : les autorités koweïtiennes viennent de priver Taleb Alrefai de sa nationalité.
On pourrait dire qu’il s’agit d’un hommage du vice à la vertu si cette mesure n’était pas particulièrement inquiétante. Elle vient corroborer d’une certaine manière son dernier livre. Un écrivain connu est chargé d’écrire la biographie d’un personnage important mais se trouve très vite confronté à la rigidité de la société, aux interdits religieux et moraux. Taleb Alrefai a lui-même longtemps travaillé pour le Conseil national de la culture, des arts et des lettres du Koweït. Du Orwell moyen-oriental.

Pierre Barbancey
L'Humanité du 23 juin 26

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