Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a vanté jeudi un accord « historique » avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, au lendemain de la signature du document par Donald Trump et lui-même.
« Il s’agit d’un document historique et d’un message émanant d’un Iran puissant : la paix sera instaurée dans le respect mutuel », a déclaré le dirigeant sur les réseaux sociaux.
L’Iran réaffirme que son programme balistique n’est pas au menu des négociations
L’Iran a affirmé jeudi que son programme balistique n’était pas au menu des négociations à venir avec les Etats-Unis, au lendemain de la signature d’un protocole d’accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
« Les missiles iraniens servent à être tirés, pas à être négociés », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, dans un entretien à la télévision d’Etat : « Les capacités de défense iraniennes ne feront pas l’objet de discussions, d’aucune façon, avec qui que ce soit. »
Le programme balistique iranien, une inquiétude de longue date des Américains et de leurs alliés israéliens, n’est pas mentionné dans le texte de l’accord signé mercredi soir.
Au plus fort des hostilités, jusqu’à un cessez-le-feu précaire entré en vigueur le 8 avril, les Etats-Unis et Israël ont visé les infrastructures balistiques de l’Iran, mais le pays a continué à riposter au moyen de missiles et de drones contre Israël et les pays du Golfe, alliés de Washington.
Avant la guerre, le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, avait assuré que la République islamique devrait négocier sur son arsenal balistique, mais l’Iran refuse toute discussion sur ce qu’il considère être ses capacités défensives.
Mercredi, face aux journalistes, à bord d’Air Force One qui l’emmenait à Paris après le G7 à Evian (France), le président Trump a semblé faire évoluer la position des Etats-Unis sur le sujet, affirmant qu’il ne serait pas « juste » pour l’Iran de ne pas disposer de missiles. « Ce que je dis, c’est que si d’autres pays en ont, ce ne serait pas très juste pour eux de ne pas en avoir quelques-uns », a-t-il dit, jugeant qu’« un missile balistique, ce n’est pas la même chose que ce dont nous parlons en matière nucléaire ».
(Avec les agences de presse du 18 juin 2026)

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