Au Liban, l’incursion israélienne a causé la destruction de 11 000 bâtiments, selon une étude

 

Le Liban, ravagé depuis le début de mars par une nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a subi des dégâts estimés à 1,38 milliard de dollars (soit 1,21 milliard d’euros), avec 11 000 bâtiments détruits dans le sud du pays, selon une étude. Basée sur la comparaison d’images satellite de la fin d’avril et d’octobre 2025, cette étude a été conduite par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS). « Au total, 11 095 bâtiments ont été entièrement détruits, ce qui a eu un impact sur 17 891 logements, tandis que 2 242 bâtiments ont été partiellement endommagés », selon un communiqué paru lundi.

Marco Rubio se rendra, à partir de mardi, dans trois pays du Golfe, en pleines négociations avec l’Iran
En pleines négociations avec l’Iran, pour mettre définitivement fin à la guerre au Moyen-Orient, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, se rendra, à partir de mardi, dans trois pays du Golfe. Le secrétaire d’Etat américain, dont ce sera le premier déplacement au Moyen-Orient depuis le début de la guerre, le 28 février, se rendra aux Emirats arabes unis, au Koweït et à Bahreïn jusqu’à jeudi, a annoncé le porte-parole du département d’Etat, Tommy Pigott, dans un communiqué.
M. Rubio abordera avec les alliés des Etats-Unis dans le Golfe « le protocole d’accord avec l’Iran, les efforts visant à garantir un transit libre, sûr et sans entrave dans le détroit d’Ormuz, ainsi que l’importance de la paix et de la stabilité dans la région », a précisé la même source à l’Agence France-Presse (AFP). A Bahreïn, jeudi, il participera à une réunion du Conseil de coopération du Golfe afin de discuter des priorités communes à l’ensemble de la région.

Jean-Noël Barrot a rencontré le premier ministre du Qatar et « évoqué les négociations en cours »
Le ministre des affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a rencontré, lundi, le premier ministre du Qatar, le cheikh Mohammed Ben Abdelrahmane Al Thani, a-t-il annoncé sur le réseau social X. A Lucerne, en Suisse, ils ont « évoqué les négociations en cours pour mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient, notamment au Liban, et apporter une solution pérenne aux défis du programme nucléaire iranien », a précisé le chef de la diplomatie française. Le Qatar, comme le Pakistan, joue un rôle de médiateur dans les négociations en cours entre les Etats-Unis et l’Iran.

Une réponse plus forte de la BCE au conflit au Moyen-Orient n’est pas nécessaire, juge Christine Lagarde
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, a déclaré, lundi, qu’une réaction plus forte au conflit au Moyen-Orient n’était pas nécessaire, l’inflation devant revenir vers l’objectif de 2 % dans les prochaines années. La BCE a relevé son taux principal sur les dépôts de 0,25 point de pourcentage en juin, une première depuis près de trois ans pour signaler qu’elle n’entend pas tolérer durablement une inflation alimentée par le conflit au Moyen-Orient.
Aux yeux de l’institution, l’impact complet de la guerre sur l’inflation et la croissance à moyen terme dépendra de l’intensité et de la durée du choc sur les prix de l’énergie, ainsi que de l’ampleur de ses effets sur les salaires et les prix finaux des entreprises, dits de « second tour ». Mais « à ce stade », la BCE ne constate pas de « désancrage des anticipations d’inflation ni d’effets de second tour qui justifieraient une réponse de politique monétaire plus énergique », a-t-elle déclaré.
L’institution basée à Francfort observe en outre que « le public n’anticipe pas actuellement une inflation durablement élevée », ce qui soutient « la stabilisation de l’inflation autour de la cible à moyen terme », a poursuivi la présidente de la BCE devant le Parlement européen. Cela conforte les gardiens de l’euro dans leur scénario d’un retour de l’inflation à 2 %, contre 3 % actuellement.

L’annonce de la levée temporaires des sanctions américaines sur le pétrole iranien fait s’enfoncer les cours
Déjà en baisse, les cours du pétrole se sont enfoncés, lundi après-midi, à la suite de l’annonce de la levée temporaire − jusqu’au 21 août − des sanctions américaines sur le pétrole iranien, par le secrétaire au Trésor. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, s’échangeait autour de 77,80 dollars (soit 68,04 euros), vers 16 heures.
« Les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques ne sont plus restreintes », s’est félicité le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, à l’issue des pourparlers avec Washington qui se sont tenus en Suisse. Les Etats-Unis s’étaient engagés le 18 juin à « mettre fin à tous les types de sanctions » unilatérales et internationales contre l’Iran.

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