Au Liban, le Hezbollah accuse Israël d’avoir violé deux fois le cessez-le-feu « en moins de quarante-huit heures »

 

Une maison détruite dans de précédents bombardements israéliens, à Nabatiyé, dans le sud du Liban, le 24 juin 2026. BILAL HUSSEIN/AP
Deux personnes sont mortes dans une frappe israélienne, mercredi, près de la ville de Nabatiyé, dans le sud du pays. La veille, deux autres avaient été tuées dans le même secteur. L’Etat hébreu a affirmé dans les deux cas viser des « terroristes ».
Le Hezbollah a accusé Israël d’une nouvelle « violation » du cessez-le-feu, mercredi 24 juin, après qu’un drone israélien a tué deux personnes dans le sud du Liban. Cette frappe survient au lendemain de la mort de deux autres personnes tuées par des tirs israéliens.
« Pour la deuxième fois en moins de quarante-huit heures, l’armée ennemie israélienne a délibérément visé des citoyens libanais qui inspectaient leurs maisons » près de la localité de Kfar Roummane, a déclaré le groupe soutenu par l’Iran dans un communiqué. Le Hezbollah « réitère que les actions de l’ennemi constituent une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il a adhéré jusqu’à présent, et qu’il surveille et documente ces violations ».
L’Agence nationale de l’information (NNA), une agence officielle libanaise, a rapporté, de son côté, que « deux personnes [avaient] été tuées » lorsqu’un drone israélien a visé leur véhicule près de Kfar Roummane.
L’armée israélienne avait annoncé plus tôt avoir visé « deux terroristes armés du Hezbollah dans le secteur de la crête d’Ali Al-Taher », près de la ville de Nabatiyé, « qui représentaient une menace », affirmant qu’elle « continuerait d’agir pour éliminer les menaces immédiates ». Elle a ensuite précisé avoir également visé « un véhicule transportant des suspects (…) traversant la zone de sécurité dans le secteur de la crête d’Ali Al-Taher, représentant une menace pour les soldats [israéliens] ».

Israël n’a pas l’intention de se retirer
Le Pakistan et le Qatar – médiateurs dans le conflit impliquant l’Iran – ont annoncé, lundi, que Téhéran et Washington étaient convenus de mettre en place une cellule préventive afin de limiter les flambées de violence au Liban. Cette décision fait suite à des pourparlers en Suisse visant à mettre fin au conflit plus large au Moyen-Orient, un dossier que Téhéran lie à l’arrêt de l’offensive israélienne au Liban.
Si les violences au pays du Cèdre ont reflué ces derniers jours, le ministre de la défense israélien a insisté sur le fait que ses troupes présentes dans le sud du pays voisin n’allaient pas se retirer. « Nous avons annoncé que, dans tous les cas, nous ne nous retirerons pas et qu’à l’heure actuelle (…) il n’y a aucune exigence américaine pour qu’Israël se retire du Liban », a soutenu Israel Katz lors d’une interview à Tel-Aviv.
Sous la pression des Etats-Unis, des responsables libanais ont entamé en avril des pourparlers directs avec Israël à Washington, les autorités libanaises cherchant à dissocier ces négociations de l’accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Le président libanais, Joseph Aoun, a souligné, mercredi, que « les négociations à Washington sont distinctes de ce qui a découlé des réunions en Suisse » entre les Etats-Unis et l’Iran.

(Avec les agences de presse du 25 juin 26)

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