Washington sanctionne trois entreprises chinoises accusées de fournir des images satellites à l’Iran

 

A quelques jours d’une visite du président Donald Trump à Pékin pour rencontrer son homologue Xi Jinping, le département d’Etat annonce des sanctions contre trois entreprises chinoises accusées d’avoir fourni des images satellites ayant permis à l’Iran de mener des frappes contre les forces américaines au Moyen-Orient.
Les entreprises visées sont Meentropy Technology (Hangzhou), également connue sous le nom de MizarVision, The Earth Eye et Chang Guang Satellite Technology. Cette dernière avait déjà été sanctionnée en 2023 pour avoir prétendument fourni des images satellites au groupe paramilitaire russe Wagner.
Selon le département d’État américain, ces mesures visent à « tenir les entités chinoises responsables de leur soutien à l’Iran », a déclaré le secrétaire d’État Marco Rubio.
Depuis le lancement des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran fin février, les images satellites chinoises de la zone de conflit se sont multipliées, alimentant les inquiétudes de responsables américains qui craignent qu’elles ne servent d’appui tactique à Téhéran et à d’autres adversaires des États-Unis.
Le département d’État a également sanctionné la branche export du ministère de la défense et de la logistique des forces armées iraniennes.

Le Royaume-Uni envoie le HMS « Dragon » au Moyen-Orient pour sécuriser le détroit d’Ormuz avec la France
Le Royaume-Uni a annoncé samedi l’envoi du destroyer HMS Dragon, actuellement en Méditerranée, en prévision du déploiement d’une future mission internationale de sécurisation du transport maritime dans le détroit d’Ormuz.
« Ce prépositionnement du HMS Dragon s’inscrit dans une planification rigoureuse visant à garantir que le Royaume-Uni soit prêt, au sein d’une coalition multinationale dirigée conjointement par le Royaume-Uni et la France, à sécuriser le détroit, lorsque les conditions le permettront », a déclaré le ministère de la défense britannique.
Mi-avril, plusieurs pays non directement impliqués dans le conflit déclenché le 28 février par les frappes américano-israéliennes sur l’Iran, se sont dits prêts à mettre en place une « mission neutre » afin de sécuriser le détroit. L’objectif est « d’accompagner et sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe », avait déclaré le président français Emmanuel Macron. Le premier ministre britannique Keir Starmer avait parlé d’une force « pacifique et défensive ». Cette mission a vocation à être complémentaire de celle promue par les Etats-Unis, a précisé le 1er mai le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot, alors que les Etats-Unis ont demandé aux Européens de leur venir en aide pour sécuriser le passage dans le détroit.
Début avril, Donald Trump avait critiqué les porte-avions britanniques tandis que Downing Street rejetait les affirmations selon lesquelles Londres aurait proposé de les déployer au Moyen-Orient. « Les Britanniques ont dit : “nous enverrons nos porte-avions”, qui ne sont d’ailleurs pas les meilleurs porte-avions », a déclaré M. Trump. « Ce sont des jouets comparés à ce que nous avons », a-t-il ajouté. Downing Street a rejeté les affirmations selon lesquelles le Royaume-Uni aurait proposé de déployer des porte-avions dans la région.

L’Iran met en doute le « sérieux » des Etats-Unis, sa réponse à un nouveau plan américain en suspens
L’Iran a mis en doute samedi 9 mai le sérieux de la diplomatie américaine dans les tractations en cours pour une issue au conflit au Moyen-Orient, sans toutefois communiquer sur sa réponse à la dernière proposition de Washington.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, a fait part de ce scepticisme lors d’un entretien téléphonique avec son homologue turc, Hakan Fidan, au lendemain de nouveaux accrochages dans les eaux stratégiques du Golfe. « L’escalade récente des tensions par les forces américaines et leurs multiples violations du cessez-le-feu renforcent les soupçons sur la motivation et le sérieux de la partie américaine sur la voie de la diplomatie », a affirmé M. Araghtchi, cité par l’agence iranienne ISNA.
A Washington, le président Donald Trump avait, pour sa part, déclaré vendredi attendre dans la soirée une réponse des Iraniens à une proposition visant à mettre durablement fin aux hostilités. « Je devrais recevoir une lettre ce soir, donc on verra bien comment ça se passe », avait-il assuré à des journalistes. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien, Esmaeil Baghaei, cité par la télévision d’Etat, avait précisé que l’Iran étudiait toujours la proposition américaine.

Série d’arrestations au Bahreïn pour liens présumés avec les gardiens de la révolution
Le ministère de l’intérieur du Bahreïn a annoncé, samedi, le démantèlement d’une organisation accusée de liens avec les gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, et l’arrestation de 41 de ses membres présumés.
Les autorités ont « procédé à des arrestations visant certaines des figures chiites les plus importantes du pays », avait alerté plus tôt sur X Sayed Ahmed Alwadaei, de l’ONG bahreïnie basée à Londres Bahrain Institute for Rights and Democracy (BIRD). Il s’agit d’une opération « sans précédent qui ne s’était pas produite à une telle échelle, même au plus fort de la répression en 2011 », a affirmé le militant des droits humains.
En 2011, dans le cadre du « printemps arabe », Bahreïn avait été secoué par un vaste mouvement de contestation. La famille régnante avait accusé Téhéran d’avoir formé et soutenu les manifestants dans le but de la renverser, ce que la République islamique avait nié.
Depuis le 28 février, Bahreïn a été visé par des centaines de missiles et de drones tirés par l’Iran, son grand voisin chiite, en représailles à l’offensive américano-israélienne lancée contre Téhéran. Le pays accueille le siège de la cinquième flotte de la marine américaine.
Le conflit a ravivé les tensions dans ce petit royaume du Golfe, dirigé par une dynastie sunnite alors qu’une large partie de la population est chiite et dénonce de longue date une marginalisation.
Des dizaines de personnes y ont été arrêtées pour avoir exprimé leur soutien à Téhéran, selon Human Rights Watch. Certaines ont été condamnées pour trahison, tandis que 69 personnes ont été déchues de leur nationalité. Jeudi, trois députés à Bahreïn ont été privés de leur siège pour avoir contesté un décret royal sur les affaires liées à la nationalité.

Le Qatar exhorte les Etats-Unis à répondre à la crise avec l’Iran par « des moyens pacifiques et le dialogue »
Le premier ministre du Qatar a plaidé, vendredi, pour des négociations avec l’Iran en s’entretenant à Washington avec le vice-président américain, J. D. Vance.
Le cheikh Mohammed Ben Abderrahmane Al Thani a discuté avec M. Vance des efforts de médiation du Pakistan pour parvenir à un accord entre Washington et Téhéran. Le premier ministre du Qatar a jugé « impératif de s’engager sur les efforts de médiation en cours et de répondre aux causes profondes de la crise par des moyens pacifiques et le dialogue, afin de parvenir à un accord global permettant d’assurer une paix durable dans la région », a fait savoir son ministère des affaires étrangères.
Après un cessez-le-feu conclu le 8 avril, M. Vance s’était rendu à Islamabad pour tenter en vain de conclure un accord de paix avec des négociateurs iraniens.
Le Qatar a souvent servi d’intermédiaire aux Etats-Unis au Moyen-Orient, notamment avec le Hamas lorsqu’il s’est agi de négocier un cessez-le-feu avec Israël à Gaza. Depuis le début de la guerre avec l’Iran le 28 février, cet allié des Etats-Unis a été la cible de tirs iraniens.
Selon une source proche des discussions, l’entretien du chef du gouvernement du Qatar avec J. D. Vance devait porter aussi sur le marché du gaz naturel liquéfié (GNL), dont Doha est un grand producteur. Ses exportations sont actuellement à l’arrêt du fait du blocage du détroit d’Ormuz.

Une marée noire a été repérée dans le golfe Persique, selon le « New York Times »
Une nappe de pétrole a été détectée dans le golfe Persique, au large de l’île iranienne de Kharg, principal terminal pétrolier du pays, rapporte vendredi le New York Times.
Selon le quotidien américain, la nappe s’étendait, jeudi, sur plus de 50 km2, au vu d’images satellite analysées par le cabinet spécialisé Orbital EOS, qui précise que « plus de 3 000 barils de pétrole » pourraient se trouver en mer. La marée noire dérivait jeudi vers le sud, en direction des eaux saoudiennes, a encore rapporté le New York Times, qui précise que son origine n’est pas connue. Les médias iraniens n’en ont pas fait état.
L’île de Kharg, située dans le nord du golfe Persique, est une petite bande de terre broussailleuse située à environ 30 km des côtes iraniennes et à plus de 500 km du détroit d’Ormuz. C’est le principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90 % du brut de la République islamique. Fin mars, le président américain, Donald Trump, avait menacé « d’anéantir » l’île si l’Iran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz à la navigation.

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