Washington adopte de nouvelles sanctions pour empêcher la vente de pétrole iranien à la Chine

 

A quelques jours seulement d’une rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois, Xi Jinping, les Etats-Unis ont sanctionné lundi douze personnes et entités liées à Téhéran, qu’ils accusent de « faciliter » la vente de pétrole iranien à la Chine.
Plusieurs membres des gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne, ainsi que des sociétés de Dubaï et de Hongkong sont désormais sur la liste noire du service gouvernemental américain OFAC, le bureau de contrôle des avoirs étrangers.

Le Pakistan accuse le média américain CBS de « tenter de compromettre les efforts en cours en faveur de la stabilité » régionale
Le ministère des affaires étrangères pakistanais a rejeté, mardi matin, dans un communiqué sur X, les informations communiquées par un article du média américain CBS, selon lesquelles le Pakistan aurait autorisé le stationnement d’avions militaires iraniens dans ses aérodromes, les protégeant ainsi de potentielles frappes américaines. CBS cite des « responsables américains » anonymes.
« Le Pakistan rejette catégoriquement le reportage de CBS News concernant la présence d’avions iraniens sur la base aérienne de Nur Khan, qu’il juge trompeur et sensationnaliste, a écrit le ministère, ajoutant que « de tels récits spéculatifs semblent viser à compromettre les efforts en cours en faveur de la stabilité et de la paix régionales ».
Le pays, qui s’est positionné comme médiateur dans les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran, affirme que « certains appareils et personnels de soutien » iraniens, arrivés après lors du premier cycle de pourparlers, à Islamabad, « sont restés temporairement au Pakistan dans l’attente de nouveaux cycles de discussions ».
« Bien que les négociations officielles n’aient pas encore repris, les échanges diplomatiques de haut niveau se sont poursuivis », soutient le ministère. C’est ainsi que « les visites du ministre des affaires étrangères iranien à Islamabad ont été facilitées grâce aux dispositifs logistiques et administratifs déjà en place », justifie-t-il. « Le Pakistan a constamment agi comme un facilitateur impartial, constructif et responsable en faveur du dialogue et de la désescalade », se défend le pays.

Les Emirats arabes unis ont directement frappé l’Iran en avril, selon le « Wall Street Journal »
Le Wall Street journal a rapporté lundi que les Emirats arabes unis avaient mené eux-mêmes des opérations militaires contre l’Iran en avril, alors que seul les Etats-Unis et Israël revendiquent avoir participé aux attaques contre Téhéran.
Selon le quotidien américain, qui cite des sources anonymes, ces frappes des Emirats ont notamment visé au début d’avril des installations pétrolières de l’île de Lavan, territoire iranien dans le Golfe. Après des frappes non attribuées sur ces installations, l’Iran avait lancé des attaques contre le Koweït et les Emirats arabes unis.
L’Agence France-Presse n’a pas été en mesure de vérifier de manière indépendante les attaques émiraties, dont l’heure et la date exacte n’ont pas été précisées. Le pays a été la principale cible des missiles et des drones tirés par l’Iran en réponse à l’offensive israélo-américaine contre la République islamique déclenchée, le 28 février. Malgré le taux très important d’interception par la défense aérienne, ces attaques ont fracassé l’aura de stabilité dont jouissait notamment Dubaï, épicentre des affaires, du tourisme et des investissements dans la région avant le conflit.

Le premier ministre indien se rendra aux Emirats arabes unis vendredi
Le premier ministre indien doit se rendre aux Emirats arabes unis vendredi, dans le cadre d’une tournée dans cinq pays. Narendra Modi se rendra également aux Pays-Bas, en Suède, en Norvège et en Italie, selon le ministère des affaires étrangères indien, rapporte Al-Jazira.
M. Modi et le président des Emirats arabes unis, Mohammed Ben Zayed Al Nahyane, échangeront leurs points de vue sur les questions bilatérales, notamment la coopération énergétique, ainsi que sur « les questions régionales et internationales d’intérêt commun », a expliqué le ministère.

Donald Trump envisage de relancer son opération « Projet Liberté », a-t-il déclaré à Fox News
Donald Trump a déclaré au cours d’un appel téléphonique avec un journaliste de Fox News qu’il envisageait de relancer son opération baptisée « Projet Liberté », visant à permettre aux centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit, brièvement mise en œuvre la semaine passée. Sa décision n’est pas encore arrêtée, précise Fox News.
Le président américain l’avait mise sur pause le 5 mai, dès le lendemain de son lancement, compte tenu des « grands progrès accomplis en vue d’un accord complet et définitif avec les dirigeants iraniens ».
« Cette fois-ci, [l’opération “Projet Liberté”] ne serait qu’un petit élément de ce qui serait une opération militaire plus vaste », a ajouté le président américain. Et d’insister en affirmant que le régime iranien allait « céder » dans les négociations.

Le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran est « sous assistance respiratoire », affirme Donald Trump
« Le cessez-le-feu [entre les Etats-Unis et l’Iran] est sous assistance respiratoire massive, comme quand le docteur entre et dit : “Monsieur, votre être cher a exactement 1 % de chances de vivre” », a lancé le président américain dans le bureau Ovale de la Maison Blanche. Après plus d’un mois de cessez-le-feu, les deux camps ont jusqu’ici échoué à conclure un accord pour mettre fin durablement à la guerre.

Donald Trump veut suspendre la taxe fédérale sur les prix à la pompe pour soulager les Américains
« Nous allons suspendre la taxe sur le carburant pendant un certain temps, et lorsque le prix (…) baissera, nous la réintroduirons progressivement », a déclaré le président américain auprès de la chaîne CBS. Un nouveau geste visant à atténuer les conséquences pour le porte-monnaie des Américains de la guerre qu’il a lancée en Iran.
Une telle manœuvre nécessite l’aval du Congrès, où le Parti républicain ne dispose que d’une faible majorité. Le sénateur du Missouri Josh Hawley (centre) a réagi aux propos du chef de l’Etat en annonçant le dépôt d’un projet de loi dès lundi. La représentante de Floride (Sud-Est) Anna Paulina Luna compte faire la même chose « cette semaine ».
Selon l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA), la taxe fédérale en vigueur représente aujourd’hui 18,40 cents (16 centimes) par gallon d’essence (3,78 litres, l’unité de mesure en vigueur aux Etats-Unis) et 24,40 cents (21 centimes) pour le gallon de diesel.
Les 50 Etats ajoutent leur propre taxe, très variable. En moyenne, elle équivaut à 29 cents (25 centimes) par gallon d’essence.
Les prix des carburants ont fortement augmenté depuis les premières frappes israélo-américaines sur l’Iran, le conflit bloquant une large partie des exportations d’hydrocarbures du Golfe. Dans les stations-service américaines, l’essence ordinaire se vend désormais à 4,52 dollars (3,84 euros) le gallon en moyenne, selon les données de l’association automobile américaine (AAA), qui font référence. Elle coûtait environ 3 dollars (2,55 euros) juste avant la guerre.
La Maison Blanche a déjà annoncé plusieurs mesures pour limiter sa hausse en levant temporairement ses sanctions sur le pétrole russe et en facilitant le transport maritime de carburants entre les ports américains.

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