Téhéran a demandé, dans sa réponse aux propositions américaines, la fin de la guerre dans l’ensemble de la région, y compris au Liban, et le déblocage des avoirs iraniens gelés, selon le ministère des affaires étrangères iranien.
« Tout ce que nous avons proposé dans le texte était des demandes raisonnables et responsables ainsi que des propositions généreuses, non seulement pour les intérêts nationaux de l’Iran, mais aussi pour le bien, la stabilité et la sécurité de toute la région et du monde », a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaeil Baghaei, lors d’un point-presse hebdomadaire, alors que le président américain, Donald Trump, a jugé la réponse iranienne « totalement inacceptable ».
« La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran », a-t-il poursuivi, ajoutant que Téhéran réclame notamment « la fin de la guerre dans la région », la levée du blocus américain des ports iraniens et « le déblocage des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années ».
Le ministre des affaires étrangères omanais a rencontré le chef de l’OMI et abordé la « question maritime » dans le détroit d’Ormuz
Le ministre des affaires étrangères d’Oman, Sayyid Badr al-Busaidi, a rencontré le secrétaire général de l’Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez.
« Nous avons abordé la question maritime dans le détroit d’Ormuz, l’importance du respect du droit international et de la souveraineté des eaux territoriales. », a déclaré le chef de la diplomatie omanaise sur X.
Et d’ajouter : « Il est urgent de mettre en œuvre une initiative humanitaire pour libérer les navires dans le Golfe, en toute sécurité et en coopération avec les Etats riverains. »
La guerre au Moyen-Orient a provoqué « le plus grand choc énergétique », selon le PDG d’Aramco
La guerre au Moyen-Orient a déclenché le « plus grand choc énergétique » connu, a estimé Amin Nasser, PDG du grand groupe pétrolier saoudien Aramco. « Même si le détroit d’Ormuz rouvrait aujourd’hui, il faudrait encore des mois pour que le marché se rééquilibre et, si sa réouverture était retardée de quelques semaines supplémentaires, le retour à la normale s’étendrait jusqu’en 2027 », a-t-il déclaré, lors d’un appel avec des investisseurs.
L’arrêt du transport d’engrais risque de provoquer « une crise humanitaire majeure », selon le chef d’une mission de l’ONU
« Nous avons quelques semaines pour éviter ce qui sera probablement une crise humanitaire majeure », avertit Jorge Moreira da Silva, chef du groupe de travail des Nations unies formé en mars pour mettre en place un mécanisme permettant le passage des engrais dans le détroit d’Ormuz, dans un entretien accordé à l’Agence France-Presse. « Nous pourrions assister à une crise qui plongera 45 millions de personnes supplémentaires dans la faim », insiste-t-il.
Un tiers des engrais mondiaux transitent d’ordinaire par le détroit. M. Moreira da Silva dit avoir rencontré les représentants d’une centaine de pays pour obtenir leur soutien au projet, mais les Etats-Unis, l’Iran et les pays du Golfe ne sont, selon lui, pas encore convaincus.
« Le problème, c’est que la saison des semailles n’attend pas », poursuit M. Moreira da Silva, évoquant le fait qu’elle s’achève dans quelques semaines en Afrique. Le passage de cinq navires par jour permettrait, d’après lui, d’éviter une crise. « C’est une question de temps. Si nous ne nous attaquons pas rapidement à la source de la crise, nous devrons en gérer les conséquences avec de l’aide humanitaire », ajoute-t-il.
Entretien entre les ministres des affaires étrangères iranien et saoudien
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghtchi, s’est entretenu à la mi-journée avec son homologue saoudien, Fayçal Ben Farhan Al Saoud, au sujet des derniers développements du processus diplomatique en cours avec les Etats-Unis, annonce son ministère, sans plus de précision.
Donald Trump a jugé dimanche la réponse iranienne aux dernières propositions américaines « totalement inacceptable ».
Un tanker chargé de pétrole irakien est passé dans le détroit d’Ormuz, selon l’agence iranienne Fars
Un pétrolier chargé de brut irakien a quitté le golfe Arabo-Persique et le détroit d’Ormuz avec la permission des autorités iraniennes, rapporte l’agence de presse Fars. Le transpondeur de l’Agios-Fanourios a été désactivé dimanche alors qu’il se trouvait dans le détroit, puis remis en service en mer d’Oman, précise-t-elle. Selon le site MarineTraffic, le navire sous pavillon maltais, qui fait route vers le Vietnam, se trouve à une centaine de milles nautiques au large de Mascate, dans le sultanat d’Oman.
Le pétrole bondit, lundi matin, après l’échec des négociations Iran - Etats-Unis
Les prix du pétrole bondissent de 5 %, lundi, en l’absence d’issue en vue au Moyen-Orient, Donald Trump ayant sèchement rejeté la réponse de l’Iran aux propositions américaines pour mettre fin à la guerre.
Vers 7 h 10, heure de Paris, le baril de west texas intermediate pour livraison en juin, référence du marché américain, grimpait de 5,15 % à 100,32 dollars (85,37 euros). Le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en juillet, référence internationale, bondissait de 4,57 % à 105,92 dollars (90,14 euros).

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