Les stocks commerciaux du pétrole baissent « très rapidement », prévient l’AIE

 

Les stocks commerciaux de pétrole déclinent « très rapidement », affectés par les conséquences de la guerre du Moyen-Orient, a déclaré le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, en marge du G7 Finances à Paris.
Le déblocage de réserves stratégiques décidé en mars a apporté « environ 2,5 millions de barils par jour, mais elles ne sont pas illimitées », a affirmé M. Birol à des journalistes en marge de la réunion des grands argentiers du groupe de pays industrialisés, à laquelle il participe.
Évoquant les stocks commerciaux, c’est-à-dire les stocks de pétrole brut disponibles pour être vendus, il a précisé : « je pense qu’ils se réduisent très rapidement maintenant ». « Il nous reste encore plusieurs semaines, mais nous devons être conscients du fait qu’ils diminuent rapidement », a-t-il ajouté.

Le prix du pétrole monte avec la crainte d’une nouvelle escalade au Moyen-Orient
Les cours du pétrole sont en hausse, portés par de nouvelles menaces d’anéantissement de l’Iran proférées par Donald Trump dimanche et sans perspective de déblocage du détroit d’Ormuz.
Vers 12 h 05, le baril de brent de la mer du Nord, pour livraison en juillet, prenait 0,83 % à 110,17 dollars. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate, pour livraison en juin, gagnait 0,99 % à 106,46 dollars.
« Il ne restera rien » de l’Iran si ce pays n’arrive pas rapidement à un accord avec les Etats-Unis, avait lancé dimanche soir le président américain sur sa plateforme, Truth Social. Il n’est pas surprenant que le pétrole se négocie à un niveau plus élevé après cette « rhétorique agressive », estiment les analystes d’ING.

L’emploi et les conditions de travail sous la menace de la crise au Moyen-Orient, selon l’Organisation internationale du travail
La crise au Moyen-Orient affecte de plus en plus l’emploi, les conditions de travail et les revenus, selon l’Organisation internationale du travail (OIT) dans un rapport alertant sur un impact à prévoir « bien au-delà de la région ».
« La hausse des coûts de l’énergie, la perturbation des routes de transport, les tensions sur les chaînes d’approvisionnement, l’affaiblissement du tourisme et les contraintes migratoires pèsent sur les économies et les marchés du travail », avertit l’organisation dans un communiqué publié parallèlement à ce rapport.

Les ministres des finances du G7 ont ouvert à Paris leur réunion de deux jours
Les ministres des finances du G7 ont ouvert lundi à Paris leur réunion de deux jours, où ils tenteront de rapprocher leurs positions sur les réponses à apporter face aux répercussions du conflit au Moyen-Orient.
« Je pense qu’aujourd’hui on va montrer que le multilatéralisme, c’est utile et que ça fonctionne », a déclaré lundi matin aux journalistes le ministre de l’économie et des finances, Roland Lescure. « On fait face à des défis majeurs : la guerre au Proche-Orient, évidemment ; les déséquilibres multilatéraux, qui sont aujourd’hui insoutenables ; les enjeux de terres rares, de matériaux critiques ; des enjeux d’aide au développement », a énuméré Roland Lescure.
En haut de la liste des priorités des grands argentiers du G7 : les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et du blocage par l’Iran du détroit d’Ormuz, essentiel au transport des hydrocarbures et des engrais, dont les cours ont bondi.
« Cette guerre nuit fortement au développement économique. C’est pourquoi tout doit être mis en œuvre pour y mettre un terme définitif, rétablir la stabilité dans la région et garantir la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz », a déclaré dans un communiqué le ministre des finances allemand, Lars Klingbeil.

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