Le quotidien libanais Al-Akhbar a déposé plainte mercredi 06 mai 2026 à Paris contre le général Philippe Seddos, l'accusant d'« apologie des crimes de guerre » suite à ses propos tenus sur la chaîne d'information BFMTV concernant l'assassinat de la journaliste Amal Khalil.
L'ancien chef du bureau de liaison de la FINUL avait déclaré sur cette chaîne, où il était régulièrement consulté en tant qu'expert : « Al-Akhbar est proche du Hezbollah. Les Israéliens affirment souvent que les journalistes qui collaborent avec le Hezbollah sont des espions à leur service. Il s'agit donc d'une attaque ciblée. »
Il a ajouté : « Le simple fait de mentionner le nom du journal constitue une attaque ciblée. C'est clair, simple et précis. J'ai lu Al-Akhbar aujourd'hui, et il est effectivement très pro-Hezbollah. » Pour sa part, l’avocat représentant "Al-Akhbar", Vincent Brengarth, a affirmé dans sa plainte que M. Sidos « ne fait preuve d’aucune retenue et présente le fait évident qu’une journaliste peut être tuée en raison de la ligne éditoriale du journal pour lequel elle travaille, dans le contexte d’un conflit armé ».
L'Association des journalistes de BFMTV s'est désolidarisée « totalement de ces déclarations choquantes » sur les réseaux sociaux, soulignant que « cibler un journaliste, au même titre que cibler n'importe quel civil, constitue un crime de guerre ».
L'association a également déclaré qu'« il est inacceptable que certains experts justifient publiquement le fait de mettre en danger, voire de tuer, des journalistes, ce qui compromet la sécurité de nos journalistes sur le terrain ».
L'avocat Brengarth a déclaré à l'AFP : « Il est essentiel d'ouvrir une enquête, faute de quoi nous risquons de perpétuer un sentiment d'impunité pour toute expression justifiant des crimes de guerre. »
La journaliste Amal Khalil, 42 ans, a été tuée le 22 avril 2026 et la journaliste Zeinab Faraj a été blessée au Sud-Liban, lors d'une frappe aérienne israélienne qui les a ciblées dans la ville d'Al-Tayri.
Selon Jonathan Dagher, directeur Moyen-Orient de Reporters sans frontières, les frappes aériennes israéliennes menées le jour de l'attaque « constituent des crimes de guerre ».
(Correspondance locale - Beyrouth, le 07 mai 2026)

Le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza ne sont que des prétextes usés jusqu'à la corde pour les projets d'extension coloniale d'Israël.
RépondreSupprimerQue des individus et des médias sans scrupules relaient ce type d'arguments trahit simplement leur complicité avec l'aventurisme israélien au Proche-Orient.