![]() |
| Cliquez pour agrandir |
Lors de l'audience, les autorités ont requis une prolongation de quatre jours de la détention des militants, invoquant des soupçons de sécurité, notamment « aide à l'ennemi en temps de guerre », « contact avec un agent étranger », « appartenance à une organisation terroriste et fourniture de services à une organisation terroriste » et « transfert de biens à une organisation terroriste ».
En revanche, les avocates Hadeel Abu Saleh et Lubna Touma, représentant le Centre Adalah, ont soutenu que l'ensemble de la procédure était illégale, affirmant que l'État israélien n'a pas la compétence légale pour poursuivre des ressortissants étrangers pour des actes prétendument commis hors de ses frontières territoriales, et plus précisément dans les eaux internationales. Elles ont également soutenu que ces graves accusations d'atteinte à la sécurité s'inscrivaient dans une mesure de représailles contre des militants des droits humains et ont exigé leur libération immédiate et inconditionnelle.
Le Centre Adalah a souligné que l'enlèvement des militants était dépourvu de fondement juridique, citant leurs témoignages de violences physiques, notamment des coups, l'isolement cellulaire et le fait d'avoir été aveuglés pendant plusieurs jours en mer.
Le centre a précisé qu'aucune inculpation n'avait encore été prononcée contre les deux militants, l'enquête étant toujours en cours. Les deux militants doivent être renvoyés au centre de détention de Shikma, où ils sont maintenus à l'isolement. Ils poursuivent leur grève de la faim pour protester contre leur arrestation et leurs conditions de détention.
(Correspondance locale - Al Qods, le 03 mai 2026)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire