Indignation après l'agression d'une religieuse française à Jérusalem par un colon

 

Le consulat de France à Jérusalem a condamné l'agression d'une religieuse par un colon israélien mardi 28 avril 2026.
Dans un message publié sur la plateforme X, le consulat a déclaré : « Nous souhaitons un prompt rétablissement à la religieuse agressée et la France exige que l'auteur de cette agression soit traduit en justice. »
Cette déclaration faisait suite à un message du père Olivier Bocquillon, directeur de l'École française d'études bibliques et archéologiques de Jérusalem, publié sur la même plateforme, dans lequel il dénonçait ce qu'il qualifiait d'« agression injustifiée ».
Le père Bocquillon a indiqué à l'AFP que la religieuse agressée était âgée de 48 ans et travaillait comme chercheuse au sein de l'établissement français, mais qu'elle ne souhaitait pas s'exprimer publiquement. Il a également donné quelques détails sur l'agression, précisant que la religieuse avait senti quelqu'un l'approcher par derrière puis la pousser de toutes ses forces contre un rocher. Il a ajouté : « Alors que la religieuse était au sol, l'homme a commencé à la frapper à coups de pied répétés. »
La vidéo choquante a suscité l'indignation et une vague de condamnations, les internautes dénonçant la violence et l'agression brutale perpétrée contre la religieuse.
Pour tenter d'apaiser la situation, le ministère israélien des Affaires étrangères a condamné cet « acte honteux », affirmant qu'Israël reste attaché à la « protection de la liberté de religion et de culte pour toutes les confessions ».
La police israélienne a également annoncé l'arrestation d'un colon soupçonné d'avoir agressé la religieuse à Jérusalem-Est lors d'une attaque à caractère raciste. Dans un communiqué, elle a indiqué avoir reçu un signalement concernant l'incident et qu'« après d'importantes recherches, le suspect a été localisé et arrêté ».
Elle a ajouté que le suspect, âgé de 36 ans, a été placé en garde à vue pour être interrogé sur les soupçons d'agression à caractère raciste, et que la police demanderait au tribunal de première instance de Jérusalem de prolonger sa détention.
La police israélienne a affirmé « prendre très au sérieux toutes les formes de violence, en particulier les attaques à caractère raciste contre des personnalités religieuses ». Plus tôt ce mois-ci, des soldats de l'occupation israélienne ont détruit une statue du Christ au Sud-Liban.

(Correspondance locale - Al Qods, le 1er mai 2026)

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