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| Les bateaux de la deuxième expédition de la
Flottille mondiale Sumud, au départ du Moll de la Fusta, le 12 avril
2026, à Barcelone. © Lorena Sopena/Europa Press/ABACAPRESS.COM |
Israël n’en a pas fini de violer le droit international. Mardi 5 mai, la justice israélienne a prolongé jusqu’à dimanche 10 mai la détention des militants de la « flottille pour Gaza », arrêtés au large de la Grèce, kidnappés dans la nuit du 29 au 30 avril par l’armée génocidaire. Emprisonnés en même temps que près de 175 militants qui entendaient rejoindre les côtes de Gaza, libérés depuis, Thiago Avila et Saif Abu Keshek sont accusé de liens avec le Hamas.
Le juge « a justifié la décision en expliquant que la police avait encore des interrogatoires à conduire », a expliqué à la sortie de l’audience Hadeel Abu Salih, avocat de l’ONG israélienne de défense des droits humains Adalah, qui les représente. Durant leurs interrogatoires, « la plupart des questions concernaient leur activité au sein de la flottille », a dit leur avocat, regrettant qu’à ce « stade préliminaire » la police ne « fournisse pas » ses éléments à la défense.
Leur détention est « illégale et doit cesser maintenant »
Durant l’audience, a-t-il expliqué, le juge a de nouveau listé les faits dont ils sont soupçonnés, notamment « assistance à l’ennemi en temps de guerre, contacts avec un agent étranger, appartenance à une organisation terroriste et assistance à une organisation terroriste ». Leur détention est « illégale et doit cesser maintenant », s’est insurgé Hadeel Abu Salih, « d’autant qu’il s’agit de deux étrangers arrêtés dans les eaux internationales, à environ mille kilomètres de Gaza, et emmenés en Israël contre leur volonté ».
L’ONG Adalah a de nouveau dénoncé les « mauvais traitements » et « abus psychologiques » infligés à Saïf Abu Keshek et Thiago Avila en prison, évoquant des interrogatoires de huit heures, un éclairage puissant en cellule 24 heures sur 24, un isolement total et des déplacements systématiquement les yeux bandés, même durant les visites médicales. Les deux militants sont, selon l’ONG, en grève de la faim depuis leur arrestation, il y a six jours.
« La défense rappelle que leur action relevait d’une mission strictement humanitaire, sans aucun lien avec une organisation terroriste, et que le droit israélien ne devrait pas s’appliquer dans ce contexte », estime l’ONG.
L'Humanité du 05 mai 2026

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